PLAYLIST DE GANTZ !


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[A4 - Reika] Ein Tag für ; R e i k a }

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Gantzer A
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Reika

Nombre de messages : 347
Pseudo : Meadow.
Surnom : Forte Poitrine
Âge du personnage : 17 - 18 ans à priori

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Équipement/Armement: Combinaison & X-Gun

Mar 09 Sep 2008, 17:47

Par un jour de temps radieux, c’est avec encore plus d’entrain que la jeune Reika sortit de son luxueux appartement, un sourire éclatant aux lèvres. Elle venait de dévaler les quelques marches de son habitation, manquant de peu de se retrouver la face contre le bitume. Ce beau temps se reflétait dans les yeux de la douce, qui voulait à tout pris profiter de ce beau temps. Les saisons froides ne tarderaient plus trop, ces derniers instants de chaleur lui étaient donc précieux. L’idole venait de quitter sa douche, une douce odeur de fruits exotiques se dégageait de sa peau douce et fermement entretenue. Elle s’était habillée en ce jour, d’une tenue plutôt légère, ceci commençant par un tee-shirt décolleté blanc, décorés d’écritures rosées vers le bas du vêtement, à droite. Recouvert d’un sweat-shirt ample dans des tons chocolat et orné d’une capuche, son ensemble se prolongeait avec un jean clair, d’une marque extrêmement chère et convoitée. Elle termina son assemblage par une paire de basket de sport, blanches éclatantes. Elles lui permettraient de pouvoir courir plus vite si elle s’avérait en retard, ou poursuivie par des paparazzi ! Tout ceci accordé à un sac à main marron crème, décoré de multiples boucles d’argent sur les extrémités.
La demoiselle jeta un rapide coup d’œil à l’écran numérique de son téléphone portable, pour savoir l’heure. Huit heures treize. Sa voiture privée ne tarderait sans doute plus. Oui, la starlette est bien obligée de se faire conduire individuellement à son lieu de travail, et ses rendez-vous. Prendre les transports en communs ne la dérangerait nullement, mais la foule la reconnaîtrait bien rapidement, et elle ne pourrait plus jamais ressortir du métro … Elle attendit donc calmement, sur le trottoir propre à son appartement. Des imposants arbres avaient été plantés près de l’habitation de l’idole, lui permettant de gagner quelques points d’intimité. Quelques courts instants suivant, une voiture d’un blanc lumineux, vitres teintées, assez petite et banale vint se garer devant elle. La vitre côté passager se baissa, et on pu apercevoir à l’autre bout de la voiture, un conducteur assez âgé, à la moustache grisâtre et à l’air bienveillant lui souris aimablement. Il était vêtu d’un costume traditionnel, d’un bleu profond, aux boutons de manchette dorés.


    « Miss Reika. J’espère que je ne vous ai pas fait trop attendre. Entrez, je vous prie. »

    « Hondô ! Vous êtes toujours ponctuel voyons. »

La jeune demoiselle lui accorda un chaleureux sourire auquel l’homme était bien habitué. C’était son conducteur personnel depuis presque le début de sa carrière. Elle l’avait choisie elle-même, ce vieil homme ne trouvait aucun travail, et se voyait périr de plus en plus, dans la misère de la rue, sans la moindre pièce. La main sur le cœur, sans doute parfois un peu trop, la jeune fille le croisait très souvent dans les rues qui bordaient son lycée plus jeune. Il ne demandait son reste à personne, et se débrouillait toujours seul. Il eut toujours été impeccable dans son travail, sans aucune bavure ni retard. Reika ouvrit alors la portière arrière (elle eu toujours refusé les marques de politesses de la sorte, comme qu’on lui ouvre la portière, surtout de la part de Hondô) et se jeta sur la banquette arrière, moelleuse à souhait. Elle posa son sac à ses côtés, et referma la portière. Elle s’affala lourdement contre son dossier, et soupira longuement.

    « Alors, Hondô. Le programme d’aujourd’hui ? »

    « Vous devrez être en forme, Miss Reika. »

Il ne tarda pas plus et abaissa le levier du frein à main. En quelques secondes, il élança la voiture sur la route. La jeune femme à l’arrière regarda alors, machinalement, et du mieux qu’elle pouvait, le décor défiler par sa fenêtre sombre. Elle avait toujours détesté les vitres teintées, surtout que celles de la voiture n’étaient pas très neuves, donc il était encore plus difficile d’essayer de voir à travers, aussi bien de dehors que de dedans. Le trajet jusqu’à son agence lui était tellement familier, qu’elle pourrait allègrement le faire les yeux bandés, et en marchant à reculons. Un court silence se posa dans l’auto, le chauffeur avait bien l’habitude des instants sans un mot de sa passagère, elle partait dans ses songes, et semblait toujours un peu déconnectée de la réalitée. Cette dernière pris une courte inspiration et repris la parole.

    « En forme … J’ai pas beaucoup dormi hier soir ! Aaaah, je suis tellement surchargée en ce moment… »

Elle s’interrompit de nouveau, et cette fois-ci se laissa tomber sur le dos, de tout son long (ou du moins, de ce qu’elle pouvait) contre la banquette. Sa tête heurta son sac, et dans un grognement d’injures tamisées, elle le déposa à ses pieds. Fixant le plafond sombre de la petite voiture, elle lâcha un discret soupir.

    « Enfin, bref. Dis moi juste ce que j’ai à faire ce matin. »

    « Très bien. Vous commencez donc par un petit séjour chez votre coiffeur. Il est sûrement temps de rafraîchir un peu votre coupe ! De huit heures quarante-cinq à dix heures dix. »

    « Encore ?! S’exclama l’idole. Mais j’y suis déjà allé il y a même pas un mois ! »

    « Allons, Miss. Ne jouez pas à l’étonnée, vous avez l’habitude d’y avoir rendez-vous si souvent. »

Termina le vieil homme, accompagné d’un sourire discret. La jeune Reika grommela. Elle se tortilla quelque peu, et soupira de nouveau. Allez chez le coiffeur, était pour elle assez souvent ennuyant. Elle devant attendre des heures entières, pour qu’on rende ses cheveux tellement beaux et qu’on puisse les coiffer d’une manière tellement unique, qu’ils paraissaient presque faux à la fin. Rester assise sur un fauteuil, qui en plus renfermait une vieille odeur de laque, pendant des interminables heures l’agaçait déjà. Elle se mordit rapidement la lèvre inférieur, et garda un ton calme, par respect pour son interlocuteur.

    « Bon, passons. Ensuite ? »

    « Ensuite, se sera au tour de vos ongles ; vous devrez faire une séance de manucure et de pédicure, de dix heures trente à onze heures douze. »

    « Oh, non ! Ça va être encore cette vieille folle qui va s’occuper de moi ! Mme Yamada … Elle est insupportable, à me parler comme si j’avais quatre ans parfois ! Oh, et puis elle n’arrête pas de me parler de son parcours, de ce qu’elle a fait de sa vie, et blablabla … »

    « Miss Reika, ne faites pas l’enfant. C’est vrai que cette vieille dame est sans doute un tantinet excentrique, mais elle a toujours su bien faire son travail. »

Rajouta le senior, en essayant de cacher son amusement pour les réactions excessives de la demoiselle. Il était vrai, Reika se plaignait souvent, bien que passionnée par son travail, rien n’est jamais parfait. Elle devait supporter des tas de gens tous plus insupportables les uns que les autres, écouter leurs dictons sur la vie, et leur soit disant « savoir faire ». Ça avait toujours le don de faire lever les yeux de la nipponne au ciel. Sa matinée s’annonçait donc bien chargée. Généralement, son agence s’arrangeait pour lui caser plus de choses à faire en si peu d’heures, mais ces rendez-vous était particulièrement longs, et pénibles.

    * Stupide agence ! Ils m’ont bien eu aujourd’hui, avec leur soi-disant « planning soft ». Je vais leur en donner des plannings softs, et il vont voir ! { (;¬д¬) } *

L’automobile continuait sa route, et son parcourt allait bientôt aboutir. La jeune fille se redressa, remettant ses cheveux dans un état, au minimum correcte à l’aide de ses mains. Elle défroissa ses vêtements, d’un mouvement sec, et s’empara de son sac. Assise bien droite, la voiture ralentit, et s’arrêta alors devant un portail de parking automatique. Après courte manipulation à l’aide d’une clé magnétique infrarouge, la porte s’inclina et laissa le véhicule pénétrer. Celui-ci dévala de nombreuses pentes innombrables dans le souterrain, avant de ralentir pour de bon, et retrouver sa place réservée. Hondô coupa le contacte, et dis d’une voix calme que sa voyageuse pouvait quitter sa place. La jeune femme s’exécuta, et ouvrit d’un mouvement décidé sa portière. Elle sortit ses jambes, et se redressa debout à présent dans le vaste hall de béton armé. Refermant ce qu’elle avait ouvert, elle adressa alors ses dernières paroles à son chauffeur favori.

    « Hondô, je te remercie encore une fois ! On se retrouve pour mon rendez-vous de dix heures trente ! »

    « Mais voyons, c’est tout naturel. À tout à l’heure Miss Reika. »

Le chauffeur Hondô salua sa protégée d’un signe amical de la main, avant de s’éloigner, vers un couloir obscur, donnant sur des ascenseurs, dont Reika ignorait la destination. Cette dernière, eu à peine le temps de se retourner, qu’elle se retrouva nez à nez avec un homme, proprement habillé d’un costard cravate très luxueux. Il avait une odeur bien masculine, d’eau de toilette sans doute à un prix faramineux. Son visage était orné d’une paire de lunettes de soleil allongée, qui lui donnait un air très mystérieux. Ses cheveux dérivaient dans les blonds et étaient planqués en arrière. Quelques mèches rebelles venaient se déposer en arc sur le haut de sa monture. La jeune femme sursauta en poussant un petit cri suraigu de surprise, avant de faire trois bonds en arrière. Une main posée sur sa poitrine, elle repris sa respiration. Son interlocuteur, lui en revanche, était resté parfaitement impassible.

    « Mademoiselle Reika-chan. »

    « !!!! Haaaaan … Oui, c’est bien moi ! Kibe, je vous en suuuuuuplie, arrêtez de me faire de telles frayeurs ! Surtout dans des lieux pareils ! { ヾ(゚Д゚)ノ

    « La quatrième fois en une semaine, incroyable. Je vous prie de m’excuser mademoiselle. »

    « Ça ne fait rien, je vais bien finir par m’habituer de toute façon, même si c’est un peu mal partit pour… »

    « Quel humour mademoiselle. Je vous en prie, ne tardons pas. Suivez-moi. »

Un très clair silence de plomb s’installa entre les deux humains. La jeune idole ne rétorqua rien, et suivit au pas Kibe, son « garde du corps », en quelques sortes. Il s’occupait de l’accompagner lors de déplacements subtils, entres deux établissements de son agence, ou autre. Après un court moment de marche, elle pénétra dans un long couloir, éclairé de néons fixés au plafond. Cette lumière donnait un teint cadavérique aux gens, et son accompagnateur faisait encore plus peur avec cet éclairage. La jeune demoiselle avala sa salive, et se posa enfin devant un des autre imposants ascenseurs de la tour. Elle n’eu pas le temps d’appuyer sur le bouton d’appel ; c’était déjà fait. L’attente de la machine parut interminable, l’homme ne disait un mot, et ne bougeai même pas le moindre petit doigt. Les mains dans les poches, il fixait le compteur d’étages numérique de l’ascenseur. Celui-ci affichait enfin « RDC ». Plus que quelques secondes, et c’était bon.
Ding ! ~

Les deux portes d’aluminium s’ouvrirent enfin, laissant le passage aux deux personnes. L’ascenseur était très vaste et luxueux. La peinture était un rouge épice, accompagné de marron chocolaté. Un large miroir couvrait le mur du fond, et une discrète musique d’ambiance était à peine perceptible. Kibe s’installa, droit en face du panneau de commande du cube d’acier. Il pressa le bouton au nombre 17. La journée de la belle Reika, était à présent lancée.


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Reika

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Jeu 11 Sep 2008, 18:11

Cela devait sans doute faire quelques bonnes minutes que la jeune Reika était dans l’ascenseur. Kibe, l’homme mystérieux, était toujours planté devant elle, lui tournant le dos. On entendait même pas sa respiration, et il ne bougeait pas d’un millimètre. Ce malaise devint presque étouffant dans cette ci petite pièce pour la jeune femme. Elle fixa impatiemment le compteur numérique, qui n’en était qu’à dix, à peine. Il restait encore de nombreux étages à passer, en compagnie de cette ambiance asphyxiante. Pourtant, quelques étages suivants, le silence fut rompu par la voix directe de l’homme en costar.

    « Mademoiselle Reika-chan, n’avez vous donc point changé ? »

Le dialogue reprit d’une manière des plus étranges. La jeune demoiselle resta sans voix. Elle était encore plus déstabilisée, et ne savait comment réagir face à cette interlocution. Kibe avait toujours été un personnage impossible à cerner pour elle. Il était complètement imprévisible et attaquait aux endroits de notre cœur les plus fragiles. C’était incroyable comme cet organe pouvait s’avérer fragile…

    « Vous fais-je toujours autant d’effet ? Pourquoi êtes-vous si influençable, mademoiselle Reika-chan ? Vous ne savez donc pas vous défendre, contredire les autres ? »

La nipponne suffoqua. Elle ne pouvait plus articuler le moindre mot, les paroles de son garde du corps résonnaient dans sa tête en écho. Elle était complètement déroutée, et ne comprenait strictement rien à ce qui se passait. L’homme la poignardait à plusieurs endroits de son âme, sans même se retourner. Elle ne fixait que son dos lisse, où son habit ne présentait aucun pli. Les rayures verticales et à peines dessinées de son costume semblaient lui rayer l’iris. Avalant difficilement sa salive, elle se redressa et passa une main dans ses cheveux. Pourquoi autant de panique avec une si courte et banale phrase ? Elle voulait s’enfuir, trouver une issue, mais tout était bloqué. Ils n’étaient qu’à l’étage quatorze. Les secondes paraissaient comme des heures interminables pour la Japonaise. Elle avait l’impression d’étouffer de chaleur, mais avant tout, de malaise.

    « Je vois… Vous êtes sans doute trop faible pour ce genre de métier, vous savez. Pourquoi ne penseriez-vous pas à vous invertir dans autre chose ? J’ignore, peut-être… En tant que simple femme de chambre ? Les études ne sont pas très longues pour cette profession, ahah. »

L’estomac de Reika fit un nœud. Elle n’osais même plus respirer, l’impression que ses poumons allaient éclater la menaçait. Ses jambes flageolaient. Ses mains devinrent moites, et agrippaient difficilement à la barre métallique qui bordait les murs de la cage d’ascenseur. Elle avait la véritable impression de plonger dans un tourbillon sans fin. Elle se noyait dans ses propres peurs, et ne pouvait même plus apercevoir ne serait-ce qu’une petite lueur d’espoir et de sérénité. Elle avait l’impression de tout perdre et de s’écraser lourdement contre une plaque de béton armé. Elle souffrait, sentant un spasme de frissons envahir tout son corps, remontant progressivement de son bas dos au haut de sa nuque. Elle serra les dents, ses yeux livides restaient fixés sur le dos incroyablement plat de son persécuteur. Alors qu’elle croyait tomber dans le coma, et demeurer inconsciente pendant un temps indéterminé, un bruit cristallin retentit. Le cube d’acier s’arrêta brusquement, la jeune idole eut tout juste le temps de braquer son regard sur le compteur numérique. Le nombre dix-sept triomphait au-dessus des deux portes de la cage. Celles-ci n’attendirent plus très longtemps avant de s’ouvrir, laissant place à l’escapade. Prise de son dernier souffle, la jeune femme s’élança de tout son corps en dehors de la pièce cubique. Ses jambes rattrapèrent son élan et la stabilisèrent, la maintenant debout. Reprenant son souffle, elle parvint tout de même à articuler le mieux possible, un amère « Bonne journée ». Elle n’osait même pas se retourner, pour voir l’homme de face. Elle avait bien trop peur de pouvoir déceler des yeux luisant de démon à travers la petite vitre teintée qui posait sur le nez de ce dernier. Quelques court instants après, l’ascenseur quitta son port pour aller déposer son deuxième passager à un autre étage. Le cauchemar était fini.

La jeune femme ne comprenait toujours pas. N’avait-elle tout simplement pas rêvé ?! Elle avait eu l’impression d’avoir été déconnectée du monde réel pendant un temps indéterminé. Le temps lui avait paru si long, qu’elle perdit pendant un instant la notion du temps. Elle se redressa, et secoua frénétiquement sa tête, pour replacer ses cheveux un minimum. Elle se tenait debout à dix-septième étage, l’endroit où elle se rendait tous les matins pour commencer sa journée, saluer tous les gens qui s’occupaient d’elle et qu’elle devait voir. Aller dans sa loge personnelle déposer et prendre d’autres affaires à elle.
Elle respira un bon coup, et chassa cet atroce souvenir à présent gravé dans son esprit du mieux possible. L’étage dix-sept commençait par un très prestigieux hall, d’un blanc marbré. Il regorgeait de monde, des gens pressés qui affluaient de tous coins. De vastes vitres remplissaient tout un mur de la salle. La lumière éblouissante du jour regorgeait la pièce d’une atmosphère paisible. Elle connaissait parfaitement son chemin, et se mit à marcher machinalement vers le couloir de droite. Son pas était ferme et régulier, bien que son visage hésitant. Elle n’avait qu’une hâte, c’était de retrouver son manager et tout son univers de travail. Néanmoins, elle ne pouvait s’empêcher de repenser à l’épisode de l’ascenseur. Elle en avait encore des frissons. Mais elle ne pu s’attarder plus longtemps à ce sujet ; le regard rivé sur ses pieds, elle heurta de plein fouet un corps humain. Relevant soudainement la tête, elle reconnu immédiatement la personne qui l’avait percuté.


    « Oooooooh ! Reikaaaaa-chan ! /;O;/ Mais où étais-tu ?! Tu es presque en retaaaard ! »

    « Hu ! Oh ! Je… C’est vous, manager ! »

    « Mais bien sûr que c’est moi voyons ! Reika-chaaan, tu sais bien qu’on a une rude journée aujourd’hui ! La séance photo la plus incroyaaaaable de ta carrière a lieu aujourd’hui ! »

    « La séance … Oh, mince ! J’avais complètement oublié ! Voilà pourquoi j’ai tant de rendez-vous ce matin ! »

    « Tout à fait ! Et il n’est pas l’heure de traîner ! File te préparer, tu vas devoir partit dans dix minutes, à peine ! »

L’homme était vêtu d’un jean ample dans des tons bleu/verts. Des baskets très à la mode couvraient ses pieds, ainsi qu’un tee-shirt pour son haut. Son cou était décoré de nombreux colliers, ainsi que ses poignets. Il avait un visage très fin, et très jeune. On lui donnerait allègrement, un âge tournant autour des seize ans. Sa manière de s’exprimer l’infantilisait d’avantage, mais lui donnait un certain charme. Il s’était teint les cheveux en un châtain plutôt crème, coiffés de manière ébouriffée, quelques mèches rebelles lui tombant devant les yeux, de part et d’autres sur son visage. Ses yeux étaient vert bouteille, une couleur absolument magnifique.
Le manager en personne, quitta donc la jeune idole après lui avoir accordé un sourire charmeur. Reika s’empressa de gagner sa loge ; arrivée devant sa porte, elle farfouilla dans son sac et en ressortit son trousseau de clefs. Elle sélectionna celle de sa pièce, et enfourcha l’objet métallique dans la serrure qui lui était convenue. Après quelques cliquetis métalliques, la porte lui céda enfin, laissant libre champ à la demoiselle. Celle-ci se hâta de gagner son petit endroit personnel, refermant soigneusement la porte derrière elle.
Sa loge était composée d’une longue table, parsemée d’objet de maquillage, ou documents personnels, devant plusieurs miroirs, tous contournés d’une guirlande d’ampoules lumineuses. Accompagné de chaises assorties, à droite de son bureau était installé un lit assez vaste, où la starlette se jeta radicalement dessus. Une demi-heure à peine s’était écoulée, et elle avait déjà l’impression d’être en fin de journée exténuante. Allongée sur le ventre, la tête enfoncée dans son oreiller, elle poussa un profond soupire.
La journée était loin d’être terminée …


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Reika

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Sam 07 Fév 2009, 13:38

Reika, sublime idole nippone, était complètement avachie sur son lit recouverts de draps propres et frais. La tête enfouie dans on oreiller, elle poussa un gémissement de désespoir, n’ayant absolument aucune envie d’aller travailler. Pourtant, elle aimait beaucoup son travail. Elle y allait toujours de bon cœur. Mais les fatidiques huit heures quarante-cinq arrivèrent enfin. La porte de la douce loge de l’idole s’ouvrit en volée, et une vois tonitruante s’échappa du couloir.

    « REEEEEEIKAAAAA-CHWAAAAAAN !!! \ >A< / »

La demoiselle sauta en l’air. Elle s’en étouffa presque avec sa salive. Alors qu’elle divaguait dans ses rêves cotonneux, un tel cri venait de lui empoigner le cœur, aux limites de l’infarctus.

    « OH MON DIEU, OH MON DIEU !! QU’Y A T-IL ?! »

S’étrangla t-elle. Un petit silence se posa, puis une silhouette s’imposa soudainement dans la pièce. Cette même allure de jeune tombeur, le manager de Reika n’avait pas pris congé pendant longtemps. Malgré cette entrée sonore, il réussit à gratifier sa protégée d’un sourire charmeur. Ce jeune garçon espiègle, c’était Juichi Iwaki. Il avait réussit à décrocher ce poste de manager, par l’intermédiaire de son père, un homme d’affaire de la mode extrêmement fortuné. L’entrain et la rigueur de Juichi avaient pesé le pour, en ce qui concernait ce poste-là. Depuis toujours, il rêvait de s’occuper des stars, même si la plupart du temps, on pense que c’est lui, la star. Il pris une brève inspiration et se mit à engager la conversation, toujours d’un ton léger.

    « Allons bon ! Tu vas être en retard pour ton rendez-vous chez le coiffeur, ma petite Rei-ka ! <3 »

    « Humm … Ce n’est que ça ? Etait-ce vraiment la peine de me réveiller aussi brutalement pour ça ? se plaignit la jeune célébrité Tu sais très bien que je suis constamment sous pression, m’en rajoute pas une couche ! De toute manière, je n’ai pas envie de bouger … »

Son manageur ne trouva qu’un rire enfantin comme réponse. Ça ne faisait pas du tout rire Reika, qui se mit à bailler au corneilles en grommelant rapidement. Elle replongea sa tête dans son épais et moelleux coussin, semblant n’avoir absolument aucune envie d’aller se refaire une beauté, même si c’était dans les plus grands salons de coiffures du Japon.
Pourtant, le jeune Juichi n’était guère découragé. Il avait bien l’habitude des petits caprices que pouvait lui affliger sa célébrité. Il s’assit alors délicatement près d’elle, se raclant la gorge pour se donner une voix la plus sensuelle et convaincante possible. Il se pencha délicatement, et infiltra alors sa main sous son petit haut blanc, passant outre son sweat-shirt couleur chocolat. Ses doigts habiles se mirent à cavaler dans son dos, et il lui glissa à l’oreille :


    « Oh … Reika … Ne m’oblige quand même pas à faire … Ce genre de choses pour que tu te décides enfin à m’obéir … »

La réaction de la jeune fille fut immédiate. Elle se redressa brutalement, se dégageant des attouchements de sont supérieur.

    « Juichi !! Arrête ça tout de suite ! Tu as perdu la tête ?! Je t’ai déjà dis de ne PAS me toucher comme ça ! »

Reika avait l'habitude d'appeler les gens par leur prénom lorsqu'elle s'emportait ou s'énervait contre eux. Mais une fois de plus, le manageur se mit à rire de bon cœur. Il se releva à son tour, et croisa les bras sur son torse.

    « Ah ah ah ! Ça marche à chaque fois ! Ton travail consiste la plupart du temps à te montrer presque nue devant le Japon entier, voir même d’autres pays ! Et pourtant, dès que je commence à te toucher, ne serait-ce qu’un peu plus loin que la normale, tu sautes en l’air ! »

Genée, l’idole quitta son sommier pour se dresser bien droite devant lui. Il devait posséder quelques centimètres de plus qu’elle, ceci ne l’infériorisait donc pas trop.
Le teint cramoisi, elle serra les dents et baissa les yeux. Elle ne savait trop quoi répondre, et ne trouva qu’à balbutier quelques mots incongrus, avant de s’élancer vraiment.


    « Oui et bien, hein … Je te rappel que c’est toi qui m’incite à ce travail, il me semble … »

    « Ne confond pas tout, Déesse ! C’est toi qui à choisi ce métier, moi je t’aide juste à ce que tu fasses les bon choix, et que ta carrière avance. En aucun cas, je te force à exercer cette profession. »

Et une fois de plus, il avait raison. Reika était furieuse, une fois de plus, d’avoir eu tord aussi bêtement. Elle tourna les talons, s’emparant de son sac à main et sortit à grandes enjambés de sa pièce personnelle. Sans même lui adresser un regard, elle lui lança férocement :

    « Dépêche toi, on est en retard ! Et ferme bien la porte derrière toi ! »

    « Ah ah ! Ne m’en veux pas Reika-chwan ! Moi je t’aime toujours autant ! Tu es trop influençable, parfois ! »

Lui cria son supérieur, dans un rire.
Elle ne l’écouta à peine, et se dirigea rageusement dans le hall, vers les bureaux d’accueils. Mais pourtant, le mot « influençable » était revenu de nouveau. Elle pinça ses lèvres, continuant sa route, tout en se rappelant de son affreux épisode de l’ascenceur.


    * Influençable … Je suis influençable ? Tant que ça ? *

Elle resta silencieuse. Trop de questions se bousculaient dans sa tête. Mais à quoi bon s’embêter avec des petites choses futiles de ce genre, par un tel moment ? Elle avait une journée à boucler, et énergiquement. Il n’était donc pas l’heure de se miner l’esprit.
Arrivée au bureau d’accueil, elle demanda son planning à une des hôtesses. Quelques secondes s’écoulèrent, et elle reçu sa journée imprimée sur papier. Elle se retourna alors, balayant du regard la feuille qu’elle maintenant entre ses deux mains, tout en continuant de marcher, rejoignant son manageur devant les imposantes portes argentées de la cage d’ascenseur. Aujourd’hui, elle allait être aux petits soins. Il y avait des rendez-vous pour le bien-être complet du corps et de l’esprit de la demoiselle. Elle esquissa un sourire, ayant déjà hâte d’être à sa séance de massages orientaux à l’huile d’amande douce. Tout compte fait, cette journée ne semblait pas si désagréable que ça.
Toujours remontée contre son coéquipier, elle pénétra dans l’ascenseur sans même lui adresser un moindre regard, ne cédant pas à ses petits sourires amusés. La tête haute, bombant le torse (même, s’il était plutôt préférable d’éviter ce genre de chose, vu l’imposante taille de la poitrine de Reika), elle fixa férocement le panneau de commande de la cage d’acier. Les dix-sept étages et trois sous-sols s’écoulèrent donc sans aucune parole échangée. Décidemment, l’ascenseur était un endroit peur agréable pour la nipponne !
Le même bruit cristallin que précédemment retentit, laissant les lourdes portes se séparer. Reika sortie la première, gratifiant son manageur de la vue seule de sa démarche assurée, et évidemment, de celle son rond fessier alléchant se dandinant. Et pensez vous donc, Juichi n'en perda pas une miette.
Elle arriva enfin à son véhicule, mais cette fois-ci, la petite voiture blanche avait laissé place à une imposante limousine, de la même couleur cependant. C’était une petite faveur de la demoiselle, elle avait toujours préféré les voitures blanches, aux autres voitures sombres, bien que cette couleur est encore plus voyante. Hondô, se tenait debout, près de la portière gauche pasager, et l’ouvrit avec un agréable sourire, sous sa moustache, à la vue de la jeune demoiselle. Celle-ci lâcha un doux rire, et s’exclama :


    « Hondô ! Tu sais très bien que j’ai horreur de ce genre de choses ! C’est trop courtois, et puis j’aime bien me débrouiller seule aussi. »

    « Oui, je sais miss Reika. Mais, je vous prie de m’excuser, je n’ai pu résister à une telle occasion. »

La demoiselle rougit doucement, et pénétra dans l’intérieur de la luxueuse voiture, pendant que Juichi salua le chauffeur d’une énergie poignée de main, et d’un chaleureux sourire. Luxueux, c’était le mot. Des canapés de cuirs noirs ébènes faisaient tout le contour des parois de la voiture. Au milieu, se trouvait un minibar, ou des vers de cocktails en cristal, permettaient la dégustation de nombreuses boissons alcoolisées, toutes aussi chères et luxueuses les unes que les autres. Des spots lumineux étaient intégrés dans le plafond du véhicule, et un écran LCD couvrait toutes les fenêtres du côté droit.
Mais Reika resta indifférente à tout ce luxe. Elle en était presque blasée, c’était le quotidien de son travail. Elle s’installa dans un angle du canapé, et déposa son sac sur les genoux. Farfouillant dedans, elle ressortit son téléphone portable. Faisant pivoter l’écran coulissant du dessus, elle tapota avec rapidité un message. Elle n’envoyait rien d’intéressant, mais elle faisait tout, pour ne pas à être de nouveau en confrontation avec son manageur.
Son chauffeur pris alors place dans l’avant de la voiture séparé de l’espace détente par une vitre teintée amovible. Il l’abaissa et s’élança dans sa phrase.


    « Bien. Miss Reika, Mr Iwaki, nous commençons cette journée par votre rendez-vous, miss Reika, au salon de coiffure. N’hésitez pas à me faire signe si vous avez besoin de quoi que ce soit. Bon voyage. »

Une fois ses paroles dites, il referma la vitre. La voiture démarra, en route pour le premier rendez-vous de Reika.


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Dim 08 Fév 2009, 17:08

La voiture roulait déjà depuis un bon moment. Pourtant, Reika n’avait pas décrocher de son téléphone mobile, et restait concentrée dessus. En aucun cas elle ne voulait à avoir à parler à son manager, ni même entamer une quelconque réconciliation. La mine boudeuse, elle laissa ses doigts filer à toute allure de touches en touches. Ce petit cinéma durait maintenant depuis presque plus d’un quart d’heure. Elle commençait à fatiguer, et Juichi était plutôt tolérant, mais ça commençait à devenir un peu trop.

    « Reika … C’est bon, arrête. Tu ne vas quand même pas continuer à me faire la tête pour ça toute la journée. »

Mais la demoiselle ne répondit pas. Elle laissa une courte pause s’installer, le bruit du moteur et de la rue piétonne étaient à peine perceptibles. D’un geste sec, elle rangea son appareil dans son sac, et se tint bien droite. Pinçant les lèvres, elle fixa son manageur dans les yeux mais ne dit toujours rien. Certes, Reika était une icône très sexuelle, montrant son corps, et n’hésitant pas à dévoiler ses opulentes formes féminines. C’était son travail, et elle aimait se montrer ainsi, même si elle ne voulait pas s’imaginer à quoi pourraient servir ses photos pour d’éventuels adolescents en … Moment de solitude pourrons-nous dire.
Passant outre ce petit détail, elle était peut-être « pin-up », elle n’en était pas pour autant une fille facile, ou tout le monde avant son ticket avec elle. D’une main délicate, elle replaça correctement quelques mèches brillantes sur son front.


    « J’ai du respect pour toi. J’aimerais donc que tu en ais autant pour moi. Alors oui, mon travail consiste à ce que je soit la plupart du temps peu habillée … Mais j’en suis pas pour autant une prostituée. »

Son dernier mot siffla entre ses dents. Le regard perçant, c’était plutôt rare, les moments où elle s’avérait impitoyable et tranchante. D’habitude douce et agréable, cette fois-ci, elle n’avait plus aucune envie d’être gentille et mignonne. Par chance, ce malaise pesant ne dura pas plus longtemps. La voiture freina progressivement, et la vitre du conducteur s’abaissa lentement.

    « Miss Reika. Nous sommes arrivés. L’hôtesse du salon va vous prendre en charge, en vous faisant entrer le plus discrètement possible, loin des appareils photos rôdeurs. Mr Iwaki, nous avons quelques dossiers à traiter dans les bureaux personnels des hauts chefs de projets du prochain magasine qui compte publier les photo de miss Reika. »

L’idole poussa un soupire de soulagement. La longue porte de la limousine s’entrouvrit un instant, puis complètement. Une jeune femme en tailleur sombre et à la coiffure très à la mode avec des multiples mèches de couleurs et un maquillage du visage très assorti l’invita à sortir. La demoiselle ne se fit pas prier et se rua vers la sortie.

    « Nous serons à l’heure pour vous cherchez miss. Ne vous inquiétez pas. »

    « Aucun problème ! enchaîna t-elle d’une voix enjouée. À tout l’heure, et … Bon courage manageur.»

Elle ne s’attarda pas plus, mais laissa entrapercevoir un sourire de bonne humeur sur son visage. Elle décida de passer l’éponge sur ce fait, après tout elle lui avait dit ce qu’elle pensait.
Ses pieds vinrent toucher le sol, et l’hôtesse l’entraîna rapidement avec elle dans l’institut. L’extérieur était très luxueux ; de multiples produits de beauté (surtout capillaires) coûteux emplissaient les vitrines, ainsi que des décorations accordées à la saison actuelle. La demoiselle s’imposa dans le salon, passant par les grandes portes vitrées décorées de gravures diverses. L’intérieur était très vaste, beaucoup de place pour circuler, on s’y sentait plutôt libre. Le sol était fait d’un parquet de bambou, aux soi-disant vertus « thérapeutiques » , et autres bienfaits pour le corps. Les murs étaient d’un blanc légèrement plâtreux et d’un vert anis, qui oscillait néanmoins vers des teintes bien plus claires. Dans les murs, quelques galets étaient incrustés, de manière un peu aléatoire. Une ambiance plutôt thalasso thérapeutique régnait dans l’institut. Le plafond était fait entièrement de miroirs. C’était plutôt amusant de se voir sous un tel angle. Un petit guichet était posté au début du salon, de renseignements et de rendez-vous. Quelques pas plus loin, des rangées de lavabos d’émail blanc étaient positionnés de chaque côté de la salle. Quelques un étaient occupés par des clients, se faisant dorloter le cuir chevelu sous de l’eau tiède, par de mains expertes de coiffeurs. Bien entendu, la demoiselle ne passa pas inaperçue ; de nombreuses têtes se soulevèrent, et la dévisagèrent de haut en bas. Il était possible de percevoir quelques « Oh ! C’est Reika ! » ou « Elle est vraiment trop belle ! » murmurés entre deux bruits de bouteille de shampoing écrasées.
Ce décor, que Reika avait vu d’innombrables fois, ne pu être encore admiré plus longtemps : l’hôtesse l’incita à la suivre dans une salle réservée, au loin de ces regards curieux et de ces gens non célèbre, mais incontestablement très fortunés pour se payer une simple coupe dans un tel salon.

La jeune idole prit place dans un des appartements de coiffures privés à l’étage de l’institut. Elle venait toujours dans la même pièce. Non pas un caprice de star, c’était son manageur qui choisissait ce genre de chose. Il ne s’embêtait pas à choisir autre chose.
La pièce était d’un blanc beige, et de couleurs sableuses et cannelées. De larges fenêtres donnaient une vue imprenable sur la grande rue commerciale, décorées de fins rideaux de lin beige. Une douce musique d’ambiance sortait d’un des hauts parleurs du plafond. La pièce n’était pas très grande. Un siège à l’apparence moelleuse et confortable trônait vers le fond de la salle. Il était lié à un lavabo et face au mur, devant un imposant miroir.


    « Si mademoiselle Reika veut bien prendre place. Mr. Ogawa ne va plus tarder. »

L’hôtesse n’en dit pas plus, et après avoir indiqué le fauteuil de coiffure d’un geste ample, elle salua l’idole d’une petite courbette respectueuse et quitta la salle, refermant soigneusement la porte derrière elle. Reika poussa un grand soupire, et s’étira longuement. Elle déposa son sac sur un petit banc en osier, et alla s’installer confortablement dans le fauteuil à sa disposition.
Le bruit de la ville était à peine audible. On ne voyait que les gens marcher en tous sens, et les voitures circuler. La jeune célébrité en profita pour retourner dans ses songes, car rare étaient les moments où elle pouvait se permettre de penser à ce qu’elle voulait.


    * Influençable … *

Mais la même pensée revenait à chaque fois. En quoi était-elle si influençable ? Elle n’avait toujours fait que ce qu’elle avait envie de faire. Elle n’arrivait pas à voir en quoi elle était influençable.

    « REEEEEEIKA ! La SUBLIME et l’INCONTOURNABLE REIKA ! Dans MON salon ! »

Hélas, la pause était déjà fini. La porté s’était ouverte en volée, et avait laissé un homme plutôt étrange pénétrer la pièce. Question capillaire, c’était le désastre. Ou alors une véritable œuvre d’art, mais bon. Il avait des cheveux dans tous les sens, certaines mèches étaient blondes platines, alors que d’autre noir ébène. On pouvait voir des bouts décolorés, des mèches trop longues, des pinces dans tous les sens, tout, sauf quelque chose de regardable.
Reika ne pu dissimuler ses yeux écarquillés et un teint livide, lorsque que l’étrange garçon se posa devant elle. En ce qui concernait ses vêtements, il portait un jean slim extrêmement moulant (je vous épargne les détails), de longues chaussures vintage, et un tee-shirt qui laissait apparaître le haut de son ventre, toujours aussi serré que ses autres habits.


    « Comment vas-tu, beauté ? »

    « Je, euh … bredouilla bêtement la demoiselle Bien merci … Et toi Ogawa … ? »

La jeune fille n’était plus sûr de s’adresser à son habituel coiffeur. Celui-ci avait radicalement changé de style vestimentaire, et avait subit un affreux traumatisme capillaire.

    « Ne fais pas la timide ! Je sais que j’ai changé, et je trouve que ça me va à merveille ! D’autres personnes me l’ont fait remarquer. Qu’en penses-tu ? »

    « C’est euh … Super branché, ah ah. »

Le coiffeur explosa de rire et ferma d’un coup sec la porte derrière lui. Il avança vers elle à grandes enjambées. Certes, il était impossible à reconnaître avec une telle allure. Mais il restait toujours le même : il parlait fort, il se déplaçait avec de grands pas, il ne cessait de dire que tout était MAGNIFIQUE ou SUBLIME, toujours aussi brusque et complètement extraverti.
L’homme saisit au passage une serviette propre dans un des placards de la salle. Il la secoua fermement et la déposa derrière la nuque de sa cliente, la faisait poser sa tête sur le lavabo derrière elle.


    « Alors, raconte moi tout. Cela fait une éternité qu’on ne s’est pas vu ! Hola laaa, regarde moi ces pointes !! Elles sont toutes fourchues ! Il faut VITE faire quelque chose ! »

Il lui laissa méditer sur sa réponse une demi seconde, le temps d’actionner le petit robinet d’eau. Ramenant les longs cheveux de la demoiselle en arrière, il s’empara de la petite pomme de douche et aspergea la longue chevelure brune.

    « Ne va pas trop vite non plus, on a le temps ! Sinon et bien, tu connais le quotidien d’un star, tu en coiffes tous les jours ! Beaucoup de rendez-vous, de scéances photos, de soins … »

    « Si je connais ? Et comment ! Ah Reika, tu es toujours aussi belle ! Et … Seigneur, cette poitrine ! Mais comment la nature a t-elle pu te gâter autant ?! »

Bien que des remarques sur sa poitrines, elle ne les comptaient plus depuis longtemps, Reika esquissa un sourire gêné, ses joues commençant à rosir.

    « Je t’assure ! Vraiment, les gens sont tous fous de toi, tu les mets dans tous leurs états ! »

    « Ah ah, je sais, les gens regardent bien plus ma poitrine que mon buste … Je sais aussi que c’est pour ça qu’ils achètent les revues où je suis dedans, qu’ils me regardent à la TV et qu’ils sont … Fans de moi. »

La nipponne acheva sa phrase sur une pointe d’amertume. Elle tenta de ne rien laisser paraître, mais le silence de plomb qui commençait à s’installer la trahissait.

    « Ma belle, ne dis pas n’importe quoi ! Des Miss-les-gros-lolos qui on tentés de faire carrière, il y en a eu pleins ! Et elles ont finis dans quoi ? Et bien à présenter un stupide téléachat, ou bien des émissions ringardes ! Elles n’ont servies à rien, à par à jouer la bonniche sur un plateau télé, à exhiber leurs corps refaits de partout ! »

La demoiselle ne pu se retenir de lâcher un petit rire. Quand Ogawa s’emportait, ça avait toujours un petit côté comique.

    « Regarde toi Reika … Les gens t’adorent, t’admirent, parce que tu es belle, intelligent et parce que tu as de l’honneur, que tu ne te rabaisses pas aux petits rôles idiots qu’obtiennent les filles qui veulent seulement s’exhiber. Tu vaux quelque chose, énormément même. »

La jeune fille sourit. Il fallait bien l’admettre, ces paroles lui faisaient du bien. Elle détendit ses muscles, et apprécia les massages crâniens que lui offrait son coiffeur. Elle sentit quelques instants après, un liquide glacé s’étendre sur ses cheveux, puis de la tiède mousse prendre forme.

    « Aller, je te rafraîchit un peu ta coupe, te fais des cheveux brillants et forts, et tu retournera courir après le temps. En attendant, détend toi. »


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Sam 14 Fév 2009, 18:10

Ce rendez-vous chez le coiffeur avait faire de la crinière de Reika, un voile ébène qui s’écoulait sur ses épaules, et dans son dos. Sa chevelure brillait de milles feux, ses pointes étaient lisses et fortes, ça lui avait fait un bien fou. Avoir longuement discuté avec son coiffeur personnel lui avait allégé certains poids. Elle respirait mieux, et se sentait plus souriante. Cet homme avait l’habitude de coiffer des célébrités, sûrement aussi de les brosser dans le bon sens du poil. Mais la demoiselle arrivait toujours à décerner cette pointe de sincérité qu’il essayait de cacher dans le ton de sa voix, pour paraître toujours aussi professionnel et extraverti. Cela amusait la jeune fille.

Sa matinée s’enchaîna ; son téléphone mobile commençait à prendre de la voix, et elle enchaînait les conversations avec tous types de personnes :

« Tu es vraiment belle ! J’aimerais vraiment que tu acceptes un interview dans ma revue de mode pour le numéro du mois prochain ! », « Vraiment, être célibataire est très mauvais pour toi. Je peux très facilement t’arranger un coup avec un homme magnifique. Il a posé pour beaucoup de marques de vêtements, et il commence à être connu du public. Les jeunes filles sont folles de lui, et, d’une pierre deux coups, sortir avec lui lui ferait un buzz … » et bien d’autres paroles de ce genre.

Le rendez-vous de manucure et pédicure fut un vrai délice pour la jeune idole. Elle était aux petits soins, et ses mains ainsi que ses pieds éclataient de santé. Ça devait être ce qu’elle préférait le plus dans ses dures journées de travail ! Quand on s’occupait d’elle ainsi. Mais, détrompez vous, elle n’a nullement le temps de se détendre. L’oreille accolée au téléphone, un calepin ou son agenda dans ses mains, même en soi-disant temps de « détente », elle travaille. Midi approchait, et la pause déjeuner de la starlette n’est nullement détendant, où elle peut manger ce qu’il lui plait. Son corps était à entretenir avec le plus grand soin possible, même si elle était fine et belle de nature.


    « N’oublie pas ce que t’as dit la diététicienne ! Il faut ABSOLUMENT bien surveiller ton alimentation. Ni pizza, ou sandwich, ou autres cochonneries de ce genre. Salade d’endives, betteraves, un fruit en dessert et un yahourt 0% ! »

    « Manageuuuur, je t’en prie ! J’ai eu une matinée épouvantable, j’ai besoin de calories moi, si je veux tenir encore debout cet après-midi ! »,

Midi trente, Reika était dans la cafétéria réservée de son grand bâtiment d’entreprise. Ce lieu était réservé à elle, et quelques autres célébrités. Elle avait donc un espace très large, rien que pour elle à cette heure-ci (bien qu’elle trouvât ça clairement trop grand pour ce qu’elle était). Elle était avachie sur une des tables, son plateau-repas « diététique » devant elle. Gémissant de tristesse, elle tentait tant bien que mal de convaincre son manageur de lui donner quelque chose de plus nourrissant.

    « Je t’en prie Reika cesse de faire l’enfant ! Tu veux devenir énorme ? Ou alors vivre tellement mal dans ta peau que tu te feras vomir après chaque repas, et tu finiras en hôpital, avec des photos de toi, maigre comme une brindille sous perfusion dans tous les magasines people ?! »

    « N’abuse pas non plus ! Je déteste les endives, c’est amère. Et les betteraves, tout dégoulinant et visqueux. Je ne vais rien manger de tout ça, c’est immonde ! »

    « Très bien ! Ne mange rien, tu tomberas dans les pommes, mais moi je m’en fiche ! Tu sais très bien que tu ne peux pas te permettre tout et n’importe quoi dans ton travail ! »

    « Manger normalement, tu appelles ça tout et n’importe quoi ?! »

Mais le dialogue s’interrompit ici. Juichi se leva d’un bond et tournant les talons, quitta le self à grandes enjambées. Il ne supportait pas qu’on le contredise en lui tenant tête, ou qu’on ne l’écoute pas. Encore jeune et colérique, il grommela quelques jurons en disparaissant du champ de vision total de la jeune fille. Cette dernière soupira de plus belle, et laissa tomber sa tête dans ses bras. Cette journée n’en finissait plus, entre être positive, et complètement déprimante. Elle ne savait quoi dire, ni quoi penser à présent. Elle était complètement épuisée, et pourtant, il n’était que midi et des poussières …
La belle Reika parti en dérive. Elle resta, le regard vitreux, avachie sur ses bras croisés, ses cheveux éparpillés partout sur son dos, la bouche entrouverte, à ne plus penser à rien.



ET SI AUJOURD’HUI ETAIT TON DERNIER JOUR ?


Et si …
Mais pourquoi de telles pensées, dans une telle journée ?! Aucun facteur n’était présent en ce jour, pour amener une telle question à l’idole. Pourtant, cette intrigue persista dans son esprit. Comment réagiraient les gens ? Iraient-ils pleurer toutes les larmes de leur corps sur la tombe de la jeune fille ? Arracheraient-ils les pages des magasines en hurlant leur désespoir à plein poumon ?! La jeune fille se mordit la lèvre inférieure. Un silence s’imposa au sein de son corps, puis, secouée d’un spasme violent, elle se redressa d’un coup. Les yeux écarquillés, elle avala difficilement sa salive, la gorge étroite.
Un étrange sentiment s’empara d’elle. Elle avait l’impression soudaine de gâcher sa journée, de rater beaucoup de choses, beaucoup trop même. Elle se leva d’un bond, ignorant totalement son repas du midi. Enjambant sa chaise sans même regarder ses jambes, elle attrapa son sac dans on élan et se propulsa vers la sortie du réfectoire de cantine.

Elle ne contrôlait plus rien, ses jambes s’agitaient toutes seules, secouant par la même occasion toutes les formes féminines de la jeune idole. Le souffle court, elle continuait sa folle course contre elle-même. Elle ne savait même pas pourquoi elle courait aussi vite, hors d’haleine, les larmes perlant aux coins de ses yeux. Sa folle course s’acheva progressivement, jusqu’à ce qu’elle retrouve son manageur. Celui-ci était dans une salle de réunion, et semblait parler très sérieusement avec un homme plutôt âgé habillé d’un costume de travail très strict.
L’entrée en trombe de la demoiselle laissa perplexes les deux protagonistes. Leur dialogue se coupa brièvement, et l’homme (sûrement haut placé) dévisagea la jeune fille de haut en bas, la bouche légèrement entrouverte de surprise.


    « Manageur, j’ai … J’ai juste l’impression … D’avoir raté quelque chose, ou oublié une étape … Désoler, je ne sais pas ce qui m’arrive. »

L’idole cessa elle aussi de parler, ses paroles étaient saccadées à cause de sa respiration haletante. Une main sur la poitrine, elle salua les deux hommes d’une légère courbette et quitta la salle d’un pas précipité. Elle était complètement confuse, et se précipita de regagner sa loge personnelle : ses jambes étaient tellement faible que Reika avait l’impression qu’elles pouvaient plier d’une seconde à l’autre.
Après avoir arpenté quelques brefs couloirs, elle se trouva enfin face à la longue plaque de bois verni qui lui servait de porte pour son appartement privé. Elle souffla un grand coup, sa main tremblante farfouillant son sac pour trouver son trousseau de clé. Une fois qu’elle réussi à saisir son objet désiré, elle le sortit par un grand mouvement.
Le tintement métallique du trousseau résonna dans ses oreilles. Elle chercha la bonne clé, et l’enfonça dans la serrure. Pas besoin de se battre avec ça : la porte lui céda sous peu de manœuvres, et la demoiselle se rua dans sa pièce. Elle claqua la porte derrière elle et se laissa tomber comme le matin même sur son lit. Elle poussa un long soupire las, imaginant la réaction de Juichi, face à ses paroles incongrues. Cette journée n’avait plus aucun sens pour elle. Elle n’y comprenait strictement plus rien, et n’avait qu’une hâte : rejoindre son appartement ce soir, et oublier le monde qu’elle fréquentait.
Mais comme précédemment, ses rêves furent brutalement effacés. La porte de sa chambre s’ouvrit dans un sifflement, Juichi posé au pas de la porte.


    « Aller toi ! Cette après-midi, c’est la séance photo sans doute la plus incroyable de ta carrière, ah ah ! Dépêche toi, nous devons y être dans peu de temps, Reika-chwan ! »

Toutes les bizarreries précédemment vécues semblaient complètement effacées. Reika se redressa, un sourire illuminant son visage sans défauts.

    « Si tu savais ! J’en suis impatiente ! »

    « Ah ah, quand tu n’es plus sous les objectifs toi, rien ne va ! »

Dans un bref rire, l’idole bondit hors de son lit, saisit son sac d’un mouvement large et se présenta droite avec un sourire complice devant son manageur.

    « N’attendons plus un instant alors ! »

Elle ne laissa même pas le temps à son manageur d’enchaîner par une autre phrase, ou quelconque remarque. Elle l’entraîna avec elle dans le vaste hall, pour descendre au parking, où Hondo les attendaient.


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Ven 06 Mar 2009, 21:18

L’euphorie embaumait à présent les deux protagonistes. Ils avaient oublié tous leurs moindres problèmes, ils ne pensaient plus qu’à une chose : à l’un et à l’autre. Et sans doute un peu trop.
Un scénario classique. Un stéréotype des plus connus, et pourtant … Même en dehors des livres, et des films américains à l’eau de rose, dont on connaît déjà la fin rien qu’au début … Ça existait, dans la réalité.
Pour un manager, Juichi Iwaki était un très bel homme. Un jeune homme particulièrement séduisant. Un sourire parfait, une peau lisse, des cheveux à la coupe très branchée, c’était le tokyoïte parfait. Qui ne pouvait pas se sentir toute chose devant le charme et les avances de ce garçon ? Cela faisait des années que Reika collaborait avec Juichi. Depuis toujours, il avait un respect l’un envers l’autre très strict. Cependant, chacun essayant de se le cacher, ils ne pouvaient s’empêcher de rêver de l’autre. Enfin … Sans doute plus l’un, que l’autre.
Certes, le charmant Iwaki était vraiment irrésistible, mais Reika ne pouvait se permettre d’aller aussi loin. C’était son supérieur, elle le respectait avant tout. Il était indéniable qu’elle rougissait sûrement un peu plus en le voyant lui qu’un autre, mais cependant, elle ne se serait jamais rien permis.


DING ~

Reika tressauta. L’ascenseur faisait retentir son habituel bruit cristallin, signalant sa dispositions aux êtres humains. Les imposantes portes brillantes se séparèrent, et laissèrent place aux deux jeunes gens. Juichi emboîta le pas dans la cage. Sa demoiselle n’hésita pas un court instant pour l’imiter. Tous deux se trouvaient alors côte à côte, face aux portes de l’ascenseur. Le manageur laissa glisser ses doigts sur le tableau de bord, sélectionnant le bouton « PARKING -3 ». Après un court instant, la boîte d’acier commença sa descente. Reika sentie son estomac se nouer. Elle sourit bêtement, heureuse de s’être réconcilié ainsi avec Juichi. Elle n’aimait pas être en conflit avec quiconque, elle se sentait toujours responsable, et extrêmement mal à l’aise.
Les deux jeunes compères restèrent silencieux. La petite musique d’ambiance les berçaient tranquillement, tous deux affichant un sourire bienheureux. Mais Juichi ne s’arrêtait pas là. Reika était une jeune fille sublime, bourrée de talent, adorable, toujours souriante, bref, la star rêvée à s’occuper. Elle ne pouvait jamais le laisser indifférent. Rien qu’un bonjour de sa part le faisait frémir.


    « Alors Reika, dit moi, tu n’es pas trop angoissée pour ta séance photo ? »

Le manageur engageait doucement une conversation. Sa seule envie était d’entendre une fois de plus la douce voix mélodique de sa petite protégée.

    « Oh, et bien … Si, un petit peu tout de même ! Mais, je sais que ça va bien se passer ! N’est-ce pas, manageur ? »

Reika gratifia son supérieur d’un sourire angélique. Ses dents blanches parfaitement alignées, ses fines lèvres lisses, à l’apparence si douce … Juichi Iwaki était complètement sous le charme. Une fois de plus, il prit incontestablement sur lui, cachant la moindre de ses petites émotions. Il fallait être le plus sobre possible, et toujours agir dans cette relation de respect du travail.

    « Evidemment que oui, Reika. Tout se passera très bien. Pour le mieux même. »

La demoiselle ne trouva qu’un second adorable sourire comme réponse à son interlocuteur. Enfin, l’ascenseur arriva à destination. Les portes s’ouvrirent et Reika partie la première. Juichi resta quelques secondes immobiles, admirant la grâce et la beauté de son idole, même de dos. Bien assuré qu’elle ne l’entendrait pas, il murmura très doucement, bougeant à peine les lèvres :

    « Ce que tu es belle … »

Puis il quitta la pièce cubique à son tour.
Parmi les couloirs étroits du parking, il rejoignit enfin la diva à sa voiture. Hondô l’avait déjà fait pénétrer dans son véhicule, et attendait poliment le manageur, debout devant la portière passagère. Il le fixa de ses petits yeux plissés, sans aucun sentiment. Une fois Iwaki arrivé à l’auto, le vieil homme lui ouvrit la porte et parvint à lui susurrer, avant qu’il ne se pose sur le siège en cuir brun :


    « Miss Reika est une très belle jeune femme n’est-ce pas ? Ce serait quand même bête, fragile comme elle est, que vous la perturbiez autant avec ce que vous pensez d’elle. »

Juichi se figea. Sa respiration se coupa net, il resta sans mot dire, arrêté dans son mouvement.

    « Qu’est-ce que … »

    « Allons. Ne tentez pas de nier. C’est incontestable. Faites justes attention à l’avenir, Monsieur. Cela pourrait très mal tourner, vous savez. »

Le dialogue s’arrêta là. Hondô incita le manageur à s’asseoir en poussant quelque peu la portière vers lui. Il la ferma ensuite totalement, et alla s’installer à la place conductrice en contournant la voiture. Il imita ses deux précédents voyageurs en s’installant. Le chauffeur démarra la voiture en créant le contact entre la clé et la serrure. Après quelques courtes manœuvres, il sortit habilement de sa place de parking, et se dirigea vers la sortie.


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Jeu 12 Mar 2009, 20:19

La voiture roulait depuis quelques instants. Elle était sortie du souterrain et son intérieur baignait à présent dans la lumière du jour, malgré les vitres teintées. Reika s’adossa sur une portière, sa tête étant doucement accolée aux vitres. Elle sentait le soleil lui réchauffer la nuque. Esquissant un sourire de bien-être, elle se permit de plonger dans ses rêves dorés.
D’ici à peine une heure, elle allait faire une de ses plus grandes séances photos. Celle qui « révolutionnerait sa carrière », à écouter son manageur. Elle ne croyait pas vraiment à ça, et de toute manière, ne le faisait pas pour apparaître encore plus souvent dans la presse, mais juste parce qu’elle … Aimait ça. Oui, c’était bien plus qu’un hobby ou qu’un quelconque divertissement. C’était une passion. Semblable à une flamme qui brûlait dans son être, prête à exploser quand elle s’approchait des objectifs. Pourquoi, de la part d’une jeune fille aussi belle et célèbre, la popularité lui était si difficile à vivre ?
La demoiselle ne savait qu’à moitié répondre à cette question. C’est vrai, elle était si timide dans sa vie quotidienne, capable de rougir et de bafouiller au moindre « bonjour » d’un inconnu. Elle avait elle-même un peu honte de réagir de la sorte, mais d’un certain côté cela la rassurait. Au moins, elle était sûr qu’elle n’avait pas attrapé la grosse tête.

Dans son travail, Reika rencontre beaucoup d’autre célébrité. La plupart du temps, celles-ci sont hautaines, méprisantes, et cherchent toujours à être la première dans tout. Elles ne vous accorde même pas un regard, mettent des chaussures à talons hauts de vingt centimètres pour se sentir encore plus supérieur que vous. Elle n’aimait pas ces gens-là, et les fuyaient la plupart du temps.
Mais tout n’est pas toujours facile dans le monde de la mode. Ce monde, hargneux et sans pitié, où seuls les plus forts et les plus vicieux gagnent. La demoiselle Reika ne devrait pas y avoir sa place, mais pourtant, sa naïveté et son sourire lui ont offert une célébrité sans pareil. Devenue icône de la société nipponne adolescente, elle allait vivre une séance photo hors du commun.

Les longues minutes sans fin d’attente épouvantable s’achevèrent enfin. La petite voiture blanche se stationna dans le parking souterrain d’un gratte-ciel. Sa taille était phénoménale, on pouvait à peine y voir le bout. Les étages devaient se cumuler par paquets de dix, c’est même pour vous dire si on n’était pas loin des cent étages.


    « Miss Reika. Nous y voilà. Dans l’immeuble où vous serez prise en photo. »

Hondo termina sa phrase avec un doux sourire, tournant délicatement sa tête vers la demoiselle derrière lui. Cette dernière lui renchéri un sourire encore plus radieux, et se précipita hors de la voiture. Elle ouvrit la portière d’un mouvement sec, en lâchant un rire de bonheur. Saisissant son sac à la volée, elle laissa sortir ses deux belles jambes en dehors, puis se propulsa entièrement. Ses cheveux ondulèrent dans la pression du vent, et son visage resta radieux. Elle riait à pleins poumons, maintenant debout, hors du véhicule. Elle fit ses premiers pas, sur le sol bétonné et glacé. Ses bras s’accordaient parfaitement aux mouvements de ses hanches, celles-ci qu’elle faisait légèrement pivoter pour marcher gracieusement. Elle avait fermé les yeux, et continuait de sourire, impatiente de se retrouver sous les objectifs.
Un silence. Si bref.


    « REIKAAAA !! ATTENTION !!!! »

Un sursaut. Si intense.
Reika rouvrit immédiatement ses paupières, mais pour peu. Une lumière, aveuglantes se projetait devant elle. Les pleins phares d’une voitures transperçaient ses iris comme des lames aiguisées. La jeune fille, surprise et aveuglée, se recroquevilla quelque peu sur elle, croisant les bras devant son visage. Mais c’était trop tard.

Un bruit de pneus crissant sur le sol, des hurlements, on ne savait plus quoi distinguer. L’action s’enchaînait en quelques fractions de secondes, mais l’idole vivait tout au ralentit. Cette scène, parut lui durer une éternité. La bouche entrouverte, elle pris une dernière inspiration d’oxygène, avant de subir le début de la fin.
Le véhicule étranger zigzaguait de manière confuse vers la jeune fille. Le conducteur faisait tout pour s’arrêter, mais surpris de la débauche de Reika, il ne contrôlait plus rien. Lui aussi, à son tour, plissa les yeux et serra les dents. Cramponné à son volant, il ne savait plus dans quel sens le tourner. Il appuya de toutes ses forces sur la première pédale sous son pied, hélas …

Hélas c’était trop tard. Reika fut percutée de plein fouet par la voiture. Le pare choc heurta de toute sa puissance le ventre de la nipponne. Celle-ci, fut alors littéralement expulsée en l’air, parcourant un vol plané de quelques mètres. Elle ressentait, chaque vibration, chaque instant. La douleur du carambolage était si puissante, qu’elle lui coupa le souffle. Son cœur aussi semblait s’être arrêté. Tout le temps s’était arrêté pour la victime. Son vol s’arrêta bientôt, son dos n’étant qu’à une infime distance de se briser sur le sol.
Chose faite.
Reika retomba de tout son poids sur le goudron. Son dos, rebondi sous l’impulsion, et ensuite, ce fut son crâne qui vint se craqueler sur le sol.
C’était fini. Elle était retombée. Des cris, des hurlements, de l’incompréhension. Reika était là, étendue sur le sol, une jambe à demi retournée, les bras écartés, la bouche entrouverte, et les yeux livides. Ses cheveux brun ébène éparpillés sur le sol, furent soudainement envahit d’un liquide pâteux et rougeâtre.


    « Oh non, c’est pas vrai, C’EST PAS VRAI !!! BORDEL DE MERDE, REIKA, C’EST PAS VRAIIII !!! »

Juichi Iwaki hurla à pleins poumons. Il leva les bras en l’air, les fourrant par la suite dans ses cheveux, agrippant fermement ses doigts aux racines capillaires. La bouche grande ouverte, il en laissa sortir de nombreux jurons et complaintes désespérées. Enfin, il accourut au corps de sa protégée.

Hondo lui, resta perplexe. Rigide, il restait planté devant la voiture, lui aussi venant à peine de sortir. Le teint livide, les yeux exorbités, il resta là, droit, à regarder sa petite se vider de son sang. Il était incapable de faire le moindre geste, paralysé d’angoisse.


    « Rei, Reika, Reika, oh ma belle, je t’en supplie répond moi ! »

Agenouillé auprès de son corps, il laissait dégringoler ses larmes sur ses joues. Il caressa faiblement la joue glacée de la nipponne. Elle demeurait immobile. Ses yeux semblaient avoir repris une attitude plus vivante, elle les plissaient frénétiquement, comme pour voir l’endroit où elle se trouvait. Pendant un instant, elle n’avait rien sentit. Peu à peu, la douleur allait atteindre son apogée, elle commençait déjà à faire surface.
La jambe complètement tordue lança des vagues de douleur dans tout le bas du corps de la jeune femme. Son ventre, ayant subit un choc inégalable, devait sans doute déclencher une hémorragie interne. Elle pouvait presque sentir le sang découler en son estomac, inondant ses entrailles.
Tout son dos était en miette, et surtout sa boîte crânienne. Elle la sentait fracassée, et savait que son cerveau devant sûrement commencer à voir le jour.
Reika distingua vaguement les cris et les pleurs. Tous ces bruits n’étaient encore une marmelade de sons dans ses tympans.


    « Ah… Urgh… »

    « Non non, Reika, ne dit rien ! Surtout ne dit rien ! Les secours vont arriver, ne t’en fait pas, ça va aller Reika, ça va aller … !!!! »

Reika avait tenté d’articuler quelques brefs mots. Mais sans succès, elle voyait et entendait à peine. Juichi continuait de caresser sa joue de sa main tremblante.

Pourquoi ?! Pourquoi ça, et maintenant ?! Elle allait passer un des meilleurs moments de sa vie, alors pourquoi une telle chose maintenant ?
Le monde semblait cesser de tourner, le temps s’était suspendu indéfiniment. Une foule de gens s’étaient rassemblés autour de la jeune fille étalée sur le sol. Peu de passants, surtout de la sécurité de l’immeuble et autre personnel.
Mais il n’était pas l’heure de s’attarder sur ce qui nous entoure. Le vieil Hondo restait toujours figé, des larmes blanchâtres roulant sur sa peau ridé et abîmée par le temps et la sagesse.
Juichi continua de parler, comme dans l’espoir de rassurer sa bien aimée. Amour, à sens unique sans doute, qui lui était interdit de dévoiler. Reika sentait la main secouée de spasmes glisser sur sa peau. Elle tenta de tourner sa tête pour voir le détenteur de cette main, si douce, mais sa douleur crânienne aigue l’arrêta dans sa tentative. Ses yeux cherchaient à distinguer son inconnu, mais si faible, elle ne parvint à rien.


    « Reika, ma si belle Reika, les secours arrivent, se craint rien ! C’est bon, ça va aller, tout va bien se passer, Reika … !! »

L’idole entendait vaguement un lointain bruit de sirène. L’alarme s’approchait de plus en plus, jusqu’à pénétrer dans le sous-sol, où elle résonnait contre les parois de béton armé. Puis, la sirène se tu. Des secousses dans le sol, un petit groupe de secouriste se précipitait vers le corps délabré de la jeune fille.

La douleur, la vue, les bruits … Tout se tamisa progressivement. Sa jambe ne la lançait plus, son ventre ne fondait plus de l’intérieur, son dos n’était plus un minuscule puzzle d’os broyés, elle ne se vidait plus littéralement de son sang … Non, c’était fini.
Sa chaleur corporelle la quitta de plus en plus, la laissant reposer dans un froid soporifique. Elle souriait, elle avait un sourire bienheureux. Elle ne pensait plus à rien, elle se sentait bien.
Elle ne vit ni lumière, ni St Pierre qui lui tendait chaleureusement la main. Elle aperçu quelques rayons orangés du gyrophare de la camionnette de secouristes.
Puis elle ferma les yeux.
Tous ses muscles se relâchèrent, sa bouche, entrouverte, souriait toujours agréablement. Elle ne sentait plus rien, ni même son propre corps, ni même son cœur battre.
Elle ne se sentait même pas transportée dans le brancard, son manageur qui continuait de lui crier ses sentiments.


    « Non, Reika, non ! Reika je t’aime, je n’en peux plus, je suis totalement amoureux de toi, il n’y a que toi qui puisse compter pour moi, dans ma vie, non Reika … Rei !!! »

Mais en vain. Même avoués, ses sentiments restèrent inaudibles pour la jeune demoiselle. Elle continuait de sourire, et marmonna, sur sa dernière expiration de souffle :

    « Ju… I … Jui … Ch … i … »

Et s’en était fini. Pour toujours.
Reika, l’idole de tous les Nippons, cette icône et ce modèle pour les adolescents Tokyoïtes venait de perdre la vie, si bêtement. Elle aurait du regarder avant de se précipiter en dehors de la voiture. Peut-être, qu’elle aurait pu rester en vie, même, ne pas être touchée.
Mais le destin en avait décidé autrement, et cette bénigne étourderie lui coûta la vie. Elle ne pouvait plus faire marche arrière, ni même retenir la leçon, et … Faire attention la prochaine fois.

Non, c’était fini, et pour toujours. Sous les sanglots incontrôlables de son manageur et la paralysie de son vieil ami, la jeune Reika quitta ce monde, paisible, embaumée par la mort. Elle se laissa porter, et ne ressentit rien, plus rien.


REIKA - DÉCÉDÉE
Décès à confirmer.


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Sam 14 Mar 2009, 22:05



Décès accepté.

Hum... Un peu trop de monde par ici. C'est gênant.
Je vais te transférer une fois que tu seras portée chez le légiste.

Allez l'idole, y'a sûrement quelques autographes à signer.
Décidément, les stars, même d'outre-tombe, ont la côte.

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