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[A4 - Himiko-Hime] Le rêve éphémère d'un Destin Impérial

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Himiko-hime

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Dim 25 Juil 2010, 09:10

Kôkyo, palais impérial de Tokyo, à l'intérieur du Kyuden, la résidence de l'Empereur.


"Un Empereur voit peser sur ses épaules des soucis dont le reste du monde n'a pas conscience."

Sa Majesté laissa un sourire jovial s'épanouir sur son visage, alors qu'il dévisageait son interlocutrice, lui lançant un regard en biais et Ses yeux pétillaient de malice et d'intelligence. Les cheveux gris, coiffés à la façon d'un bureaucrate, en raie sur le côté, revêtu d'un costume gris antracique typique, on aurait put confondre Yasuhito avec n'importe quel autre japonais, si ce n'avait été le Collier de l'Ordre du Chrysanthème, la plus haute distinction japonaise, qui pendant autour de son cou et sur son torse.

"Ca m'a vieilli avant l'âge !"

Le vieil homme se laissa aller à un rire franc et jovial. Yasuhito, Empereur de l'ère Heisei (Accomplissement de la Paix). Souvent, il dissimulait les soucis que lui procuraient sa charge derrière son apparence joviale, et prenait refuge de sa frustration dans l'étude et la science, car Sa Majesté était un scientifique accompli, connu mondialement, pour sa passion de l'ichtyologie. C'était un homme de petite taille, au visage rond et jovial, doté d'un caractère bienveillant.

"J'espère que ça n'aura pas le même effet sur toi." dit-il à Son interlocutrice, la Princesse Himiko, Sa cousine, une jeune femme de 21 ans.

Assise sur un fauteuil en face du bureau, Himiko observait son cousin et elle éprouva pour lui un sentiment de compassion et d'admiration mêlé. "Chacun sa croix", disent les occidentaux. Mais assurément, la croix que portait Sa Majesté était bien plus lourde que ce que le commun des mortels était censé pouvoir supporté.

"Tennô-heika, dit-elle, il n'y a pas lieu de s'inquiéter, mon plan fonctionne comme prévu, jusqu'ici. Le PLD qui, jusqu'ici, était à la fois nôtre meilleur allié et un poids mort, sera bientôt mis hors jeux. Sa défaite aux élections ne fait aucun doute."

"Je l'espère, Himiko, mais rien ne nous dis que le peuple va bel et bien soutenir l'amendement."

"Cessez donc de vous inquiétez, mon cousin ! Tout se passera bien."

Elle avait essayé d'imiter le ton réconfortant et apaisant que la fille de Yasuhito utilisait, autrefois, lorsqu'un imprévu surgissait ou que sa mère traversait une dépression. Elle avait toujours été là pour les réconforter. Mais aujourd'hui, le réconfort moral ne suffisait plus. La victoire, la certitude d'un triomphe absolu, voilà ce qu'il voulait, et c'était quelque chose que le ton abrupt d'Himiko ne pouvait guère lui offrir.

Himiko avait fait approcher les candidats des autres partis lors de négociations secrètes. Elle leur avais offertes des compromis et fais en sorte que le Parti vainqueur se voient accorder certaines clauses de son programme, tout en soutenant les impératifs du Trône. Le PDJ et le PSD notamment, qui faisaient partis de ceux qui étaient le plus susceptible de vaincre, avaient vu leurs candidats se mettre d'accord avec Himiko, en secret. Bien sur, il y avait des risques, mais la victoire était quasiment acquise, puisque la plupart des candidats potentiels portaient les couleurs de la futur Impératrice, en secret, sans savoir qu'ils étaient manipulés.

Le Coup d'état aurait lieu dans quelques jours. Tout était réglé comme une montre suisse. Ou plutôt comme une bombe nucléaire, prête à changer la face d'un monde du jour au lendemain. Levant les yeux vers le Ciel étoilé, contemplant la constellation du Hokuto, protecteur éternel de l'Empereur de Chine, Himiko renforça sa détermination. Depuis deux millénaires, le Japon avait affirmé son indépendance par rapport à la Chine, d'abord à travers le Nihon Shoki, puis à travers ses actes, d'abord par la Mythologie, puis par l'Histoire. Le Japon avait résisté à la Chine, avait tenu tête à l'Empereur. S'il pouvait le faire face à l'Empereur de Chine, il pouvait aussi le faire face aux impérialistes américains. Son altesse la Princesse dauphine Himiko de la maison Inaba en était certaine. Le pays avait seulement besoin d'un guide pour le mener à la victoire. L'Histoire était condamnée à se répétée, par la Volonté du Ciel.





Bouddha arriva un jour au jardin de Gionshôja dans la ville de Shravasti. Mille deux cent cinquante apprentis supérieurs vinrent suivre ses préceptes. Ces apprentis devinrent des bonzes célèbres à travers le monde entier. Le doyen Sharihotsu (Shariputra), Makamokkenren (Mokuren), Makakashô (Mahakashyapa), Zenshô (Inaba no miya Himiko shinnô denka)...


Dernière édition par Himiko-hime le Dim 05 Sep 2010, 19:24, édité 4 fois
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Dim 25 Juil 2010, 09:16

"Himiko, j'ai une idée." Dit l'Empereur.

"Oui, mon cousin ?" Répondit-elle avec déférence.

"Allons nous promener, il nous reste encore quelques heures avant le début de l'opération."

Himiko se leva et suivi Yasuhito, dont l'expression s'était légèrement détendu. Il avait trouvé une activité de substitution pour parer à son stress, celui qui précède la bataille. Le problème de la législation japonaise était qu'en cas de crise, si le pays se rangeait derrière l'Empereur, celui-ci ne saurait pas quoi faire pour la gérer, faute d'expérience dans les affaires d'état. Yasuhito était certes un bon souverain moderne et un homme intelligent, mais il n'était pas un régisseur, ni un meneur d'homme (et femme).

Tous deux se rendirent au musée de la galerie des arts traditionnels, qui se trouvait à l'intérieur du vaste complexe palatial du Kôkyo de Tokyo.

"La galerie des arts traditionnels expose des œuvres textiles, céramiques, en verre, des laques, des œuvres en bois, bambou ou métal, des poupées, du design industriel et graphique sur une période allant de l'ère Meiji à l'époque actuelle. On peut notamment y retrouver les œuvres de Trésors nationaux vivants." Pouvait-on lire sur les prospectus touristiques.

Ils passèrent sans s'arrêter devant les pièces de collection modernes, les observant et les appréciant de leurs yeux exercés - habitués tels qu'ils l'étaient à déambuler dans cette partie du palais - pour aller du "très cher" à "l'inestimable". Bientôt, Sa Majesté s'arrêta devant une oeuvre d'art, produit du génie d'un Trésor National Vivant, et son nom était Kunisada, ou encore Inoue Shinkai. Ce forgeron de génie, l'un des plus grands du Japon, avait forgé ce Tachi d'une qualité mythique pour le présenter à l'Empereur. Ébloui par la munificence de la lame, le Fils du Ciel le déclara Trésor National Vivant, lui octroyant le titre d'Izumi no kami Kunisada, c'était au n17ème siècle. La lame exposée sur son socle, en-dehors de son fourreau, avait été soignée avec dévotion par des générations de serviteurs de l'authentique lignée Yamato, et elle n'avait pas de prix, comme la plupart des sabres forgés par Kunisada. Aucun sabre n'a plus de valeur aux yeux des japonais que les œuvres de Izumi no kami Kunisada, excepté peut être le légendaire Dojikiri, forgé il y a plus de 1000 ans par Yasutsuna (le créateur des lames courbes Tachi qui donneront naissance aux katana, auparavant les nihonto, les épées japonaises, étaient droites et à deux tranchants) et qui servit à Minamoto no Yorimitsu pour occire le terrible démon Shuten Doji, le décapitant d'un seul coup magistral.

Lorsqu'elle avait eut son premier Dan de Iaido, il y a quelques années, l'Empereur et le Musée lui avaient prêtés le sabre pour qu'elle face une démonstration de ses progrès devant l'Empereur. Bien sur, le iaido se pratique avec un katana ou un iaito (katana non aiguisé) et s'avère plus difficile avec un Tachi. Mais la présentation des 13 kata, Seitei Gata, Muso Shinden ryu, s'était déroulée sans souci. Ce jour là, Himiko s'était surpassée, comme guidée par la lame et la perfection de son pouvoir spirituel. Depuis, Himiko venait voir le sabre, parfois pendant des heures, le regardant fixement, comme envoûtée, tout comme son aïeul du 17ème siècle. Du coup, tous les dragueurs à la petite semaine de Tokyo venaient voir le tachi avec elle, pour essayer d'éveiller son intérêt. Mais c'était peine perdue la plupart du temps. Le sabre éclipsait tout simplement les autres présences.

L'année suivante, elle l'avait de nouveau maniée pour quelques kata de Kendo et de Iaido, mais depuis, elle n'avait pas eut d'autres occasions.

Bien que Yasuhito ne pouvait s'en douter, sa cousine ressentait l'appel du sabre. Ce Tachi n'avait, en effet, tué que très peu de personnes, malgré sa perfection, malgré le fait qu'il ait été conçu pour cela. Himiko ressentait une proximité avec l'esprit de la lame. Elle non-plus n'avait jamais tuée d'humains, jusqu'à présent. Elle avait bien tuée un chat et un chien avec son propre sabre, et elle avait, plus ou moins accidentellement, cassée un bras ou quelques cottes à ses adversaires pendant certains combats d'entraînements.

Mais jamais elle n'avait pris la vie. Au lieu de ça, elle était confinée par les traditions, les obligations, les pressions de l'Agence Impériale - malgré le fait qu'ils la considèrent, au fond, comme une potiche bonne à rien. Et ainsi retenue contre son gré dans une cage dorée, faite de gloire et de luxe, mais aussi d'une douce violence. Tout comme le sabre. Une pièce de collection. Un objet trop précieux pour qu'on prenne le risque de l'utiliser, à fortiori quotidiennement. Un tigre trop dangereux pour qu'on ouvre la porte de sa cage. Un Dragon qui attendait patiemment son heure en sommeillant dans les eaux profondes, avant de prendre son élan vers le Paradis. Mais finalement, le prendraient-ils tous deux en même temps ?

"Himiko-chan, il est tard. Retourne à tes appartements."

L'Empereur interrompit la rêverie de la jeune femme, posant la main sur son épaule et parlant d'un ton affectueux. Bien qu'elle fût techniquement sa cousine, l'écart d'âge entre eux étaient énorme. Elle avait l'âge d'être sa petite fille, après tout.

"Hai, Kinjo-heika (Vôtre Majesté Présente)."

Ils s'en retournèrent tous les deux. Passants devant le gardien de nuit, ils lui serrèrent la main chaleureusement puis s'en allèrent, tandis qu'il reverrouillait la porte.





Bouddha arriva un jour au jardin de Gionshôja dans la ville de Shravasti. Mille deux cent cinquante apprentis supérieurs vinrent suivre ses préceptes. Ces apprentis devinrent des bonzes célèbres à travers le monde entier. Le doyen Sharihotsu (Shariputra), Makamokkenren (Mokuren), Makakashô (Mahakashyapa), Zenshô (Inaba no miya Himiko shinnô denka)...
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Dim 05 Sep 2010, 12:24

Himiko sorti du Palais et se rendit à pied hors du Kokyo, traversant le parc national. Une limousine officielle aux vitres teintées l'attendait, avec un chauffeur et quatre gardes impériaux, chargés de sa sécurité. Himiko connaissait chacun d'entre eux, elle avait grandie sous la surveillance de certain d'entre eux. L'un des gardes, Kyuzo, lui ouvrit la porte du véhicule, et elle s'installa dans l'habitacle, plissant les pans de son hakama rouge. Il faisait déjà nuit. Elle avait passé beaucoup de temps à préparer cette "émancipation de la Cour", mais la jeune femme savait que les grands projets ne s’embarrassent pas de petits détails.

Lorsque le véhicule démarra, un des gardes étaient assis avec elle, un second était assis avec le chauffeur et les deux autres suivaient la limousine dans une voiture officielle. Himiko ressassait encore les préparatifs dans sa tête. Malgré la confiance dont elle avait fait preuve devant Sa Majesté, elle ressentait le besoin d'être sûre que tout se passerais comme elle l'avait prévue.

Elle ordonna à Kyuzo de lui servir un verre, dans le mini-bar, puis pris son téléphone portable, logé discrètement aux côtés du holster de son pistolet 9mm et de son poignard - une précaution pour le coup d'état de velours - et téléphona à l'un de ses contact dans la pègre. Il s'agissait de Ise Junko, une des très rare femmes impliquée directement dans le Yakuza. Il s'agissait d'une "soeur" de Kugen, à l'époque où il se faisait appeler Masanoshin. Junko était une jeune femme un peu plus vieille qu'Himiko, elle avait 25 ans et était une femme magnifique, selon les critères communément admis, et qu'elles supposaient être aussi ceux de Kugen.

Himiko : "Konbanwa, Junko-han, Bonsoir mademoiselle Junko. Inaba à l'appareil."

Ise Junko : "Bonsoir, Vôtre Altesse, que me vaut cet honneur ?"

"Vous savez, vous pouvez m'appeler Himiko, Junko-han. Je vous appelle pour parler de nôtre affaire. Comment les choses avancent ?"

Encore plus que les yakuza masculin, elle s'était fait une place en étant deux fois plus intelligente et implacable, Junko avait orientée sa carrière sur les affaires louches, elle se serait spécialisée dans une activité florissante, la "protection de l'harmonie des entreprises". En dehors de cela, Himiko savait qu'elle avait des actions dans certaines entreprises et jouait au Mah-Jong en tant que professionnelle, dans des tripots plus ou moins clandestins. Après tout, elle était née et avait grandie dans le climat de violence de la pègre. Mais Himiko savait qu'elle avait longtemps eut le béguin pour Izumi Masanoshin, et que comme pour elle-même, il s'en était grandement éloignée en devenant bonze. Mais malgré tout, elle savait garder la tête froide et hors de l'eau, ce qui lui avait valu la confiance de la princesse. Le fait d'être également une femme et de devoir lutter pour se faire une place dans un système très machiste les avaient toutes deux rapprochés, mais pas trop. Elles n'avaient aucune intimité entre elle (les relations sociales n'étant pas le point fort d'Himiko, hormis quand il s'agit de distribuer une série d'ordres impérieux).

"Les choses avancent bien, Himiko-denka. Nous avons mobilisé nos hommes et nôtre Oyabun, Okada Izo-san et Inagawa Kakuji-san ont préparés des troupes anti-émeutes, juste au cas où."

"Comme au bon vieux temps, à l'époque de Toyama Mitsuru et de l'Océan Noir, hein ?"

"Hai, Himiko-denka. Toutefois, j'ose espérer que vous ne me ferez pas arrêter à nôtre prochaine rencontre oficielle, comme Meiji-Tennô l'avait fait avec Toyama-san !"

Sous cette pointe d'humour, Junko tentait de sonder ses intentions. Toyama Mitsuru était l'un des fondateurs précurseurs des Yakuza, avec le fameux parrain Yoshio Kodama. Toyama était un ultra-nationaliste pur et dur, qui avait été arrêté lors d'une occasion officielle où il avait essayé de se mettre sur le passage de l'Empereur por lui soumettre un document. La police l'avait considéré comme un brave homme un peu dérangé... Par la suite, il avait fondé la société secrète de l'Océan Noir, connu aussi en Occident sous une lecture différente de ses kanji, la société secrète du Dragon Noir, ce qui avait enflammé les passions des journalistes et du monde occidental... Cela avait marqué les débuts de la longue entente historique entre les partis de droite et d'extrême droite avec les Yakuza. Depuis la loi anti-gang, certains clans étaient même revenus à la bonne vieille couverture du parti d'extrême droite, bien que d'autres soient devenus des associations ou des entreprises, et même une secte religieuse, pour l'un des clans, à en croire Junko.

"N'ayez crainte. Nos relations historiques sont marqués par la confiance. Entre un seigneur et ses vassaux. Sans confiance, nous n'irions pas bien loin, n'est-ce pas ?"

Un avertissement de la part d'Himiko. Junko comprit que si les choses dégénéraient, le Trône passait en premier. Mais que si tout allait bien, tout le monde en tirerait des bénéfices. Elle rappelai la soumission que le Trône de Chrysanthème attendait de la pat des yakuza. Attendait, seulement, mais les choses étaient très claire pour le clan d'Okada, la princesse dauphine exigeait une soumission totale. Après tout, un seigneur féodal pouvait disposer de la vie de ses vassaux comme bon lui semble, y compris dans le milieu très féodal des yakuza. Les spécialistes et les vieux parrains s'accordaient pour dire depuis des années que la mafia japonaise allait finir comme celle des Américains, unie en un seul syndicat du crime, comme la Grande famille de New York. mais jusqu'ici, personne n'aurait songé que l'aristocratie prenne elle-même les commandes de la pègre. Dès lors, la relation entre les yakuza et le Trône n'était plus simplement celle d'un seigneur et de ses vassaux, mais celle de Dieu-Empereur et du peuple de Ses fidèles. La pensée d'Himiko assise sur un sorte de Trône pontificale dans des vêtements mi-papaux mi-shintoïste avait souvent fait rire Kugen, lors de ses rares contacts avec Junko et le monde tortueux de la politique.

"Naturellement, Himiko-denka."

"Pardonnez-moi, Junko-han, mais vous semblez troublée."

"En effet, Himiko-denka, en fait c'est tout le clan qui est... pour ainsi dire troublé. Masanoshin... Je veux dire, Tenjo Kugen-sama a renoué il y a quelques temps avec le clan, comme vous le savez."

"Oui, Gentoku-sama, son arrière grand-père m'en a parlé. Il aurait fait une sorte de sermon à Okada-han, c'est bien cela ?"

Elle attrapa le verre que lui tendait son garde du corps et but une rasade d'alcool. C'était un cocktail occidental dont Himiko n'avait pas la moindre idée de la composition, si ce n'es qu'il y avait une bonne dose de vodka, qui lui brûla la gorge.

"Hai, en quelque sorte. En fait, Okada-san lui a ordonné de montrer l'exemple en se suicidant. Vous n'étiez pas au courant ? C'est arrivé tout à l'heure."

La voix de Junko avait faibli en disant cela, comme si elle avait pâlie et ettoufer un sanglot. Mais Himmiko ne put s'empêcher de retenir un cri de surprise. Elle sentie son coeur s'emballer sous l'effet de l'angoisse, tandis que ses mains tremblaient.

"Non, je n'étais pas au courant. Il a fait seppuku, vous me dites ?"

"A vrai dire... Vous savez comment il était, Masanoshin... Il a toujours eut le sens du spectacle et du démonstratif..."

"Que c'est-il passé, Junko-han ?"

"... Je n'étais pas là, car je suis en mission à Hawai, en ce moment, mais... il semblerait que Kugen-sama ait été ébouillanté vif."

Himiko resta sans voix pendant un long moment. Kugen avait-il vraiment choisi cette mort atroce, afin de faire étalage de sa valeur, de prouver ses principes ?

"Il paraît qu'alors que l'assistance ne pouvait supporter cette mort extrême, Kugen-sama n'a pas crié, ni souffert de sa mort par ébullition."

La princesse ne disait rien, mortifiée, sous le choc. Probablement comme le corps de son pauvre Masanoshin, mort à cause des excentricités de sa nouvelle vie. Pour faire passer le coup, elle but une autre rasade d'alcool.

"Le plus troublant est que son corps... son corps a disparu. Pendant la cérémonie, sous les yeux des dignitaires du clan rassemblé pour l'occasion, au Ratei-ji."

"Quoi ?"

"Les autres disent qu'un miracle a été accompli et qu'il est devenu un Bouddha."

"Je vois... J'espère pour le salut de son âme que c'es vrai. Eh bien, je vais vous laissez à vôtre deuil."

"Himiko-denka, je sais que Kugen-sama vous aviez... de l'estime, pour Kugen-sama. Si vous voulez parler à quelqu'un..."

"je vous remercie pour vôtre... dévouement. Toutefois, ça ne serait certainement pas à vous que je confierais la lourde tâche de supporter mes peines, si seulement j'en éprouvais le besoin. transmettez mes salutations à Okada Izo-san et Izumi Masanobu-san."

Bien qu'ayant parlé froidement, Himiko savait que la jeune femme faisait un geste dans sa direction. Elle estimait que c'était sans doute une manoeuvre pour se rapprocher d'elle, afin d'en bénéficier par la suite. Cette femme ne reculait devant rien pour s'imposer, même son propre deuil pouvait lui servir à progresser au sein de l'échelle sociale. C'est comme ça qu'Himiko la vit, pendant un instant. Mais au fond, elle savait que ses propres sentiments lui faisaient perdre son objectivité, sa partialité. Après tout, la plupart des yakuza étaient issus des rangs des burakumin, la lie des roturiers, voire des gaijin coréens et chinois. Tandis qu'elle, Himiko, était une membre de la maisonnée Yamato, le sang des dieux des Huit-îles coulait dans ses veines. Elle n'aurait jamais dut tomber amoureuse d'un descendant de ronin comme Masanoshin. Et pourtant, l'ouverture la tolérance... Tels étaient les principes auxquels les temps modernes tendaient.

"Il en sera fait selon vôtre volonté, Himiko-denka."

Pourtant, elle, Himiko, une noble, s'accrochait désespérément à une Gloire passée. Suivait-elle le mauvais chemin ? Allait-elle passer à côté de la Volonté du Ciel, à cause de ses sentiments ? Et surtout, la mort mystérieuse, mystique, de Kugen était-elle une expression de la volonté du Paradis, un présage envoyé par les dieux ?

Alors qu'elle raccrochait, Kyuzo l'interrompit dans ses rêveries. Le Garde Impérial avait dix ans de plus qu'elle, c'était un homme de confiance. Habile aux armes de corps à corps et au tir, et d'une fidélité inébranlable. Comme nombre de serviteurs du Trône, il avait hérité de sa position.

"Il doit être dur de porter un tel fardeau seul, Himiko-denka. Toutefois, ne vous désolidarisez pas de vos hommes, cela vous jouerais de mauvais tours par la suite."

Himiko ne répondit pas tout de suite. Elle savait qu'il avait raison. Son ancêtre, l'Empereur retiré Go-Shirakawa avait fait la même erreur jadis, alors qu'il avait réprimander ses gardes du corps samouraïs pour apaiser les moines bouddhistes émeutiers qui essayaient de faire pression sur la Cour, c'était aux alentours de l'an mille... Des moines bouddhistes qui font pression sur la Cour. Aux moments où ses larmes comencèrent à couler, elle se dit qu'elle aurait tout donné pour que Kugen fasse pression sur elle, en ce moment, au lieu de manger un bol de riz avec des baguettes cosmiques au paradis des bouddhas.

Par respect pour sa tristesse, Kyuzo ne dit rien. Il se contenta de lui resservir un verre d'alcool dans le mini-bar, mais lorsqu'elle tenta d'en boire, elle s'aperçut que le goût salé ne disparaissait pas au contact de l'alcool...





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Dim 05 Sep 2010, 18:35

Une semaine auparavant. Quelque part en Chine.


Colonel Tang : "Camarade, l'heure est grave. Nôtre estimée République Populaire est menacée par un possible retour de l'Impérialisme des japonais."

Tang était un chinois d'une cinquantaine d'années, vêtu d'un costume noir et d'une cravate rouge. Assis sur un fauteuil à roulettes, derrière la table d'une salle de réunion, ses mains étaient croisées au niveau du visage, tandis que ses coudes reposaient sur la table, et son visage arborait une mine sombre. Debout à quelque pas de lui sur sa gauche, un homme doté d'une stature et d'une musculature imposante, un asiatique avec un petit quelque chose d'étranger dans ses traits. Ses cheveux noirs et vigoureux étaient coupés court, et son côté taciturne renforçait encore sa présence intimidante. Ils étaient seuls dans la pièce.

??? : "... ?"

Colonel Tang : "Vous trouverez toutes les informations importantes dans ce dossier, consultez le avant de quitter la base, puis suivez le protocole."

??? : "..."

Colonel Tang : "Je sais que vous n'échouez jamais vos missions, mais cette fois-ci, c'est vraiment très important. Nous ne pouvons pas nous permettre un deuxième Hirohito qui ira réduire le peuple de l'Empire du Milieu en esclavage."

??? : "..."

Dans son mutisme intimidant, Tang crut distinguer une nuance de désapprobation lorsqu'il prononça, par mépris, le nom du défunt empereur japonais, sachant que cela était tabou dans son pays. Mais l'homme ne dit rien. Il feuilleta le dossier sans rien dire, son regard s'arrêta sur la photo de la cible.

??? : "Combien de temps ?"

Colonel Tang : "Dès que possible. Nous ne savons pas quand ils passeront à l'action. Ces maudits japonais, toujours aussi imprévisibles et sournois... Alors, vous acceptez, n'est-ce pas ? La paie est de 3 000 000 de Dollars, comme de juste."

L'homme ne répondit pas tout de suite, son regard fixé sur la photo de la cible. Il s'agissait d'une splendide jeune femme, une japonaise. Le nom indiqué était Princesse Himiko d'Inaba, de la famille impériale du Japon.

??? : "J'accepte le contrat."

Colonel Tang : "Merci, c'est un immense soulagement de vous savoir sur l'affaire, maître Dong Xian. Je vous souhaite bonne chance, et vous remercie au nom de nôtre République Populaire."

Le colonel des services secrets chinois tendit la main en direction de Xiao Dong Xian, mais celui-ci le regarda, impavide. Tout à coup, il paru gêné, comme s'il venait de se rappeler quelque chose, Tang retira sa main hâtivement et s'excuse en bégayant.







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