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[C1 - Tetsuo Ueno, Yoko Ueno] Festivités avec Dieu *_*

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Yoko Ueno

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Mar 05 Avr 2011, 13:51

Le trajet par l’autoroute fut assez bref, il ne me laissait guère le temps de réfléchir aux derniers événements. Je l’ai pris paradoxalement en un temps plus court, en me changeant pour les circonstances, une fois que nous sommes arrivés à destination.

Contre les ennemis faibles, contre les ennemis qui n’ont pas de défense et s’en glorifient au nom d’une offensive incertaine, contre les ennemis qui n’ont pas de défense et l’ignorent, ma logique est simple. Je tape vite et fort. Vélocité, impact, efficacité. Contre les ennemis qui savent gérer leur aura, qui savent quel coup va les toucher, va les blesser, ma logique est aussi simple. Je les épuise, je les draine, je vois une ouverture et je les abats. Les petits ennemis ont un centre de gravité plus bas, mais un soucis d’allonge. Je perce leur défense. Les grands sont trop confiants dans leur allonge, dans leur vigueur, je brise leurs articulations, et les abats. De tous, Tetsuo est le seul que je connaisse à ne pas avoir l’arrogance des colosses, il en a les qualités tout en se battant tel un frelon agile. Avec lui, je ne peux pas utiliser la même stratégie en toute circonstance, je dois dire, à ma grande satisfaction. Il y a donc au moins un domaine où il annihile mon souffle divin quand ce dernier aurait du … l’achever. Comment dire …

Dieu *_*

C’est un jour spécial. C’est le premier événement festif depuis une certaine date. Le Ciel me sourit. Me jalouse-t-il ? Voit-il l’essor grandissant de Tetsuo ? Je ne saurais le dire. Je ne sais qu’une chose, j’avais donc raison. Je n’avais pas vécu avant. Tout plaisir, toute joie était sans saveur, sans relief, comparées à maintenant. A l’armée, personne ne se doute, je suis toujours le soldat, jamais contente, toujours enclin à porter des jugements définitifs au premier écart de conduite. Ici, je me sens heureuse. C’est peut-être bien un bonheur fugitif, mais il vaut la peine d’être vécu. Il vaut des entraînements pénibles, il vaut toutes les douleurs. Aujourd’hui, ce n’est pas le monde qui rayonne autour de moi, c’est moi qui rayonne sur le monde.

Tout cela grâce à mon Dieu *_*

Je remonte l’allée du temple Rateï, salue d’un bref mouvement de tête les familles présentes. Ils me rendent mon salut, avec des mines ordinairement sérieuses mais plus propices à la sérénité, voire à une certaine joie, en ce jour. Tous portent des tenues traditionnelles en soie la plus rare, il en va de même pour la famille Ueno que je rejoins bientôt, sous la nuit étoilée. Le père Ueno est là, mais pas le chef de famille. Le père Ueno n’est plus le chef de famille. Lui sait pourquoi, moi aussi. Il me voit et vient me saluer bien bas.

"C’est une joie de vous revoir, Yoko-san."

Les autres me saluent à leur tour, avec force révérence. Pendant longtemps, ils me toléraient à peine. Je les salue brièvement. Ce n’est pas une revanche, c’est devenu aussi naturel que subtil. Toute la ruse consiste à culpabiliser le père sans souiller l’honneur du fils. Tetsuo prend ainsi un ascendant social sans avoir à comprendre les ramifications de cette évolution. Il n’a pas à savoir.

"Il va arriver. Courbez un peu plus l’échine devant lui, et peut-être que le moment venu, il vous sera fait la grâce de laver l’affront dans le sang impur."

Je le regarde comme amicalement en disant ces paroles, mais leur contenu remet mon interlocuteur à sa place. Aujourd’hui encore, je me demande pourquoi il lui a donné son nom. Il ne me le dirait pas.

"Tout doit se passer de façon stricte, sans le moindre faux plis. Tetsuo-otto n’est pas aussi indulgent que moi."

C’était l’humour du jour, parce que je ne suis pas du tout indulgente. La famille a compris, et personne ne commente la poupée pendue à mon flanc. Il arrive alors, impérieux, impérial.

Dieu *_*

"Tu es très élégant, Tetsuo-otto."
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Tetsuo Ueno

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Mar 05 Avr 2011, 14:59

On revient de mission. J’aurais préféré me déplacer en hélicoptère, ou en avion militaire. Les trajets en voiture sont toujours trop lents, même en prenant l’autoroute, même en compagnie de Yoko. Arrivé au temple Rateï, je me change néanmoins tranquillement. En ce début de Mars, on fête Hinamatsuri, la journée des poupées. Dans tout le japon, les familles exhibent leurs poupées figurant la famille impériale et leur cour, dans un ordre bien précis. Les poupées coûtent très cher, seules les familles les plus aisées ont les présentoirs les plus complets, les plus beaux. Au temple de Kyoto et ici, au temple Rateï, cette fête est célébrée de façon traditionnelle. Ici, chaque famille place les poupées dans un bateau qui les emmène au loin avant qu’on y mette le feu. Chaque poupée contient l’esprit du Mal, éloigné ainsi des familles, leur apportant la prospérité. Je revêts ma tenue la plus soignée, tout d’or et de soie raffinée, et me mets en mouvement. Je croise des connaissances qui me saluent respectueusement. Voici ma famille, c’est tout juste s’ils n’embrassent pas mes pieds. Je fronce les sourcils, perplexe, en les saluant brièvement, avant de saluer en dernier Yoko, plus bas cette fois. Je la regarde de bas en haut, avant de remarquer la poupée personnalisée par ses soins qu’elle compte placer dans le bateau. Je voue à la jeune femme et à elle seule mon regard souriant. Mes lèvres n’esquissent pas de sourire, pour moi, le sourire est le commencement de la grimace, et ça ne se prête pas à ma prestance divine.

"Je te retourne le compliment, Yoko-tsuma. Tu es radieuse. Voila une poupée originale."

Une poupée représentant une noire dans un treillis militaire japonais … je connais de vue cette femme qui porte le même nom que moi, et qui a un moment, s’est intéressée à certains aspects généalogiques de la famille. Ayane, je crois … je me demande pourquoi Yoko lui porte manifestement un grief particulier. Une fois, j’ai vu la jeune femme s’entraîner au uzi en tirant des rafales sur une cible ayant le portrait de cette Ueno. Tout ça est étrange, mais autant que le comportement de ma famille à mon égard, depuis un certain événement. Yoko n’a pas changé, elle est toujours loyale, dévouée, fidèle, discrète avec ce zeste de magie et de folie qui la caractérise totalement. Sa solidité se complète avec ma force brut, ce qui est finalement important. Sans reins solides, nulle ne me résiste. Sans vigueur, nul ne résisterait à cette jeune femme.

J’inspecte la famille puisque Père ne semble pas décidé à s’en charger. Ca va, RAS. Rien A Signaler … si je suis autoritaire par nature, je ne montre mon agressivité que quand le cycle ordonné de mon monde ne tourne pas rond, ou tendrait à ne pas tourner rond. Ca entraîne alors ma violence, et toute personne censée ne désire ni me voir agressif, ni violent …

"La cérémonie va débuter. Le Mal va être chassé, cette année encore. Rendons hommage à nos ancêtres, aux générations futures et à la Puissance Divine."

Tous acquiescent, mon père le premier. Je me demande pourquoi ils ont fait si vite le chef de famille. Ca a peut-être un rapport avec Yoko. Après tout, j’ai levé toute ambiguïté envers elle, mais ça n’explique pas tout. Aurait-elle un secret à mon endroit ? Il y a toujours des secrets de famille. Après tout, j’ai moi-même un secret envers elle. Chacun a ses raisons que parfois la raison ignore. C’est peut-être plus simple en fait. Mes proches commenceraient à ressentir ma nature divine, que ça n’en serait pas étonnant. Bientôt, tous comprendront qui je suis, comme des aveugles qui recouvrent la vue. Ils m’adoreront alors, ou mourront en se mettant en travers de mon chemin.
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Mar 05 Avr 2011, 16:14

Tetsuo est tellement beau dans sa tenue toute dorée, symbole de la divinité en notre pays légendaire. Nul autre que lui ne pourra réunifier l’humanité, le moment voulu, la placer sous une seule bannière, la sienne. Nul autre que lui ne pourra conquérir le Ciel. Je dois avoir des milliers d’étoiles dans les yeux en admirant le colosse, mais nous sommes dans l’intimité, dans le cercle familial alors je n’ai pas à cacher mes sentiments sous ma méfiance acerbe habituelle. Bien sur, la pudeur élémentaire empêche certains gestes, mais du coup, ces gestes sont bien plus forts, quand ils ont lieu loin des regards forcément indiscrets et des oreilles forcément malvenues, même si ma voix a parfois tendance à porter très loin. Or, une fois passé les cinq murs, nul n’est censé entendre quoique ce soit, ou du moins, toute personne civilisée doit agir comme s’il n’entendait rien d’indiscret.

"Une poupée très efficace, tu me connais, Tetsuo-otto."

Je souris à Tetsuo en lui répondant ainsi. Il n’aime pas son propre sourire mais il aime le mien. Personnellement, j’apprécie particulièrement son regard, véritable miroir de son âme divine. Cet homme ne doute pas, même si son destin n’est pas si évident que cela, du moins pour le commun des mortels. Il doit se poser certaines questions vis-à-vis de quelques évolutions familiales, mais tout vient à point à qui sait attendre. Moi-même, je demeure patiente. Je suis Yoko Yoritsugu. Mon nom semble important pour mon Dieu, même si je ne vois pas en quoi. Je ne suis qu’une humble mortelle à son service, issue d’une famille qui n’a aucun passé, et surtout, qui ne désire pas retrouver son passé. Je n’ai pas le désir de découvrir leur raison. Seul le présent compte, ce présent qui mène à un avenir encore plus fantastique que ces doux moments actuels. J’en viens même à penser à cette époque moyenâgeuse où les femmes de la noblesse étaient tellement emprisonnées dans leur apparat, dans leur corset que la plus petite émotion forte les faisait perdre connaissance à coup sur, au moins durant quelques instants. Sur le moment, le lien avec cette pensée est tout naturellement vouée vers un certain événement personnel, il n’y a guère longtemps.

"Il me semble que les festivités commencent."

En tendant mon bras à Tetsuo, je conclue avec une certaine malice :

"Une question me vient. A qui est-ce que j’appartiens … peut-être as-tu la réponse."

Bien sur, Tetsuo aura certainement noté que cette question évoquée ne contient aucune interrogation dans le ton de mes paroles, ce qui est normal, puisque lui et moi savons qu’il connaît déjà la réponse à ces mêmes paroles, ce qui fait tout son charme à ce qu’il va dire, mon Dieu sachant que je me délecte à chaque fois d’entendre sa réponse sonnant de façon si plaisante à mes oreilles, c’est le moins que je puisse penser.
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Tetsuo Ueno

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Mar 05 Avr 2011, 17:40

Yoko a raison, le prêtre arrive en silence et conduit en cortège les familles jusqu’au fleuve sacré. Je prends le bras de Yoko et dirige ma famille à la suite des autres.

"Tu es à moi."

Je me demande si la jeune femme a une intuition sur le maintien apparent de son nom. Si c’est le cas, elle n’en dit rien, ce qui me va. Une petite dose de mystère est un présent divin dans toute relation, y compris la notre. La famille Yoritsugu a perdu toute trace de son passé illustre, mais ce dernier n’en demeure pas moins vivant. Yoko est une prétendante directe au titre impérial, de rang égal à la famille régnante actuelle. Même s’il y a eu une division familiale au sein du clan impérial, il y a près de huit cent ans, il n’en demeure pas moins que la lignée de celui qui faillit devenir empereur existe toujours, et vit à travers Yoko. Pour mon père, elle serait un tremplin idéal pour notre notoriété, même s’il ne comprend toujours pas ma nature divine, du moins, je pense qu’il ne la comprend pas. Or, je considère Yoko comme mon égale, non comme un pion.

Chaque homme et femme porte une poupée de paille censée renfermer l’esprit du Mal. Une fois parvenus au fleuve, nous les plaçons tous dans une frêle embarcation, chacun notre tour. J’aime bien les festivités traditionnelles, elles sont l’âme du pays, lequel en compte beaucoup parce que sa culture est immense. Ca fait aussi partie du jeu social, je me montre à mes futurs sujets, après tout. Sans les notables, l’accession au pouvoir serait moins aisée. Le moment venu, ils se rangeront d’eux-mêmes sous ma bannière, et le peuple suivra. Par chance, la décadence de cette époque corrompue n’a pas vraiment apporté le bonheur tant escompté, mais des problèmes nouveaux liés à l’individualité. La peur de manquer, le stress de de l’indépendance et donc de la solitude. Les pans de la Foi s’écroulent et l’homme faible demeure seul, apeuré par l’inconnu. Sous ma poigne autoritaire, la collectivité ne connaîtra qu’une peur, celle de me déplaire.

Une heure plus tard, l’aspect cérémonieux de la fête est terminé. Au loin, la barque brûle sur le fleuve, exorcisant les esprits maléfiques, au moins jusqu’à l’année prochaine. Il est temps alors de faire bombance. Tous se réunissent dans une salle de réception en bordure du temple, et s’attablent dans une bonne humeur certaine. Les familles se mélangent quelque peu, la nourriture la plus onctueuse circule, et l’on sert généreusement le shirozake. C'est un saké blanc non filtré, fabriqué à partir de riz cuit à la vapeur, de riz malté et de shochû (une liqueur distillée) qui a un goût très sucré. Le shirozake est très prisé car beaucoup moins sec que le saké classique. Il avance un taux d'alcool d'environ 9 % et est constitué à 45% d'extrait de riz, ce qui en fait une boisson qui se mange autant qu'elle se boit. Comme à mon habitude, je bois avec modération, mais comme tout un chacun, je ris sincèrement en écoutant des blagues sur les américains, un grand classique de joyeuse ambiance. Celle-ci, par exemple :

Quelle est la différence entre un américain mangeant du chewing-gum et une vache qui rumine ?
- Il y a une lueur d'intelligence dans l'oeil de la vache.


Je ris en abattant mon poing sur la table, sans force évidemment, bien qu’elle soit très solide. J’aime bien les histoires qui se moquent des américains, même s’ils sont devenus des alliés, en principe. C’est peut-être pour ça que Yoko n’apprécie cette … Akane Ueno, ou parce qu’elle est censée dépendre aussi de mon autorité, mais dans les faits, agit comme un électron libre. Je ne sais pas, et ça n’a pas d’importance. Je verrai, quand ça s’imposera. Le moment présent est à la détente en bonne compagnie. Je savoure les mets qui me sont proposés, bois un peu et écoute les autres plus que je ne parle. On a beau être autoritaire, ce n’est pas en vociférant à tort et à travers qu’on prouve sa supériorité, loin s’en faut. A mes cotés, Yoko le prouve elle aussi, avec tact et élégance. Assurément, un sang noble coule dans ses veines, et qu’elle n’en ait pas conscience la rend encore plus digne que les nobles actuels.
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Yoko Ueno

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Mar 05 Avr 2011, 19:04

Une belle fête, clair. Ce n’est pas la tradition qui chassera vraiment le Mal, mais mon Dieu. J’ai quand même aimé voir cramer la poupée à l’effigie de cette punaise de Akane Ueno. Ca serait quand même mieux si c’était elle qui cramait, mais bon … le jour viendra ou elle mangera la semelle de ma chaussure … pas la peine de m’empoisonner l’esprit avec ça. On fait brûler les poupées, c’est beau, un bateau qui brûle. Puis nous voila à festoyer dans la salle de réception. Après trois ou quatre verres de saké dans le gosier, un japonais est comme n’importe quel autre humain, au sens festif, son visage se détend, il rit et parfois il chante. Je les trouve alors tous un peu pathétiques, il n’y a que mon Dieu qui gagne en charisme quand il se détend quelque peu, tout en gardant sa posture impériale, son charisme divin. Il rit, il plaisante, il mâche même sa nourriture sans avoir l’air d’un bovin ou d’un porc, et il le fait sans se forcer, avec une noblesse stupéfiante. Chacun de ses gestes me fait chavirer le cœur et je m’emploie à être digne de lui, même si je sais qu’il n’en attend pas autant de ma personne. Par chance, je peux lui faire honneur avec facilité. Il m’inspire, ça ne peut être que ça.

Dieu *_*

La soirée avance bien, mais peu à peu, les secondes passent trop lentement à mes yeux. Peu à peu, la présence de tous ces gens devient insupportable. Ils sont comme entre Tetsuo et moi, ils sont de trop. J’ai à peine trempé mes lèvres dans le saké, mais je sens mon corps se réchauffer, mes sens s’embraser à une allure exponentielle. Il faut agir, il faut ruser pour que cela cesse, pour que cette soirée cesse. Le soir, le reste du monde n’existe plus. Le soir est à moi et en moi.

De la ruse, donc.

Assise à coté de Tetsuo, je le regarde du coin d’œil. Fixement. Je ne lui voue ce regard que lorsque je dois expressément attirer son attention et uniquement son attention à lui. C’est comme un code, comme un message. Quelques secondes plus tard, je sens son propre regard croiser le mien. Comme nous sommes dans une situation festive, il tourne entièrement son visage divinement beau vers moi et m’interroge en fronçant très légèrement les sourcils. Il a un si bien froncé de sourcils ! Je tourne moi-même mon visage vers le sien et avec force diplomatie, et pudeur, entrouvre à peine mes lèvres avant d’amener une main à ma bouche, faisant mine de contrôler un bâillement tué dans l’œuf tel le foutu poussin d’une saleté de piaf. Ainsi, j’exprime sans le dire une sensation de sommeil et le désir légitime qui accompagne cette sensation, voulant qu’une personne éprouvant le sommeil, éprouve donc le besoin de dormir. Ainsi, je communique l’idée à Tetsuo que nous avons peut-être suffisamment participé à cette festivité fort réussie et qui le serait encore plus si nous prenions congés dès maintenant. Je ne le dis pas par des mots, de sorte que je n’impose évidemment rien à mon Dieu, c’est à lui d’exprimer son propre ressenti en restant en ce lieu si tel est son désir. Je le connais néanmoins assez pour deviner que mon geste va éveiller chez lui une volonté d’intimité de bon aloi, avec qui il sait.
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Jeu 07 Avr 2011, 07:17

Même dans la détente, au moins en public, il convient de se tenir droit, digne. Bien sur, j'observe les convives et note qu'au bout d'un moment, la gravité finit toujours par avoir raison d'eux. Les épaules s'affaissent quelque peu, les tenues onéreuses ont du mal à dissimuler les ventres relachés. Dans l'ensemble néanmoins, les convives savent encore se tenir. Ma présence colossale et mon charisme imposants doivent motiver l'assistance à prendre exemple sur ma stature au repos, un brillant équilibre entre la raideur et la décontraction. Ni l'un, ni l'autre, l'harmonie absolue. De fait, les faibles savent parfois imiter les forts, au moins pour ce type de savoir-vivre basique, voire élémentaire. Le moment venu, je prendrai les décisions à leur place et ils m'aimeront pour ça. En tout cas, c’est une fête réussie, elle va juste durer un peu trop longtemps à mon goût. Comme on dit, il y a un temps pour tout. La journée, il y a le devoir à accomplir, les relations professionnelles, les relations sociales, les relations familiales. Le soir, la nuit commence une vie privée qui mérite amplement ce titre, entre quatre murs, avec qui je sais. Justement, Yoko attire alors mon regard de façon explicite, du moins pour nous deux, et par un jeu de main adéquat, ainsi qu’une légère mimique, elle me fait comprendre que seul mon bon vouloir nous maintient encore en ce lieu festif, certes, mais qui nous semble subitement beaucoup trop peuplé. Je partage amplement ce sentiment et hoche légèrement la tête vers elle avant d’écouter avec amusement une déclaration quelque peu imbibée d’alcool d’un ami de la famille, sur une éventuelle influence étrangère grandissante dans le pays. Voila une peur à exploiter. Quelques minutes plus tard, je regarde l’horloge qui trône sur un mur et décide que ma présence a dépassé amplement le seuil minimal de courtoisie. Peut-être a-t-il deviné ma pensée, parce que père me devance et invoque un travail fort matinal le lendemain pour prendre congé. L’aîné a donné l’exemple, je fais de même, sachant que dans moins d’une heure, la salle sera à moitié vidée, et d’ici deux heures, les festivités terminées, mais ce n’est pas mon affaire. Je constate avec une surprise contenue que père part avec la discrétion d’un ninja. C’est donc à moi de saluer les organisateurs de cette soirée, ainsi que les divers chefs de famille, sans longueur, avant de me retrouver sous la nuit étoilée, seul en compagnie de Yoko. La fraîcheur à mon visage est assez agréable, au demeurant, comparée à la chaleur un peu trop envahissante régnant à l’intérieur. J’affecte de contempler la voie lactée avant de parler :

"J’ai senti comme une lassitude chez toi, aussi ai-je écourté ces mondanités."

Ceci dit, je regarde Yoko avant de conclure :

"La route est longue avant de retrouver le foyer, de l’autre coté de la ville. Je pense que tu n’auras alors que le désir de dormir, ce qui est légitime quand on éprouve ton sommeil."

Qui me prendrait pour une brute écervelée se retrouvant seul face au reste du monde en criant des vérités annoncées de façon précoce ? Pour le moment, ce masque social me va fort bien et je peux en jouer même en compagnie de Yoko, pour avoir aussi le plaisir de découvrir sa réaction en cet instant précis. Après tout, Tokyo est la capitale, une ville tentaculaire, il faudra au moins une heure pour rejoindre la résidence Ueno en passant par la périphérie, et si on passait par le centre, ce serait encore plus, avec le trafic incessant.
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Jeu 07 Avr 2011, 14:20

Je profite de la fête, je fais bonne figure même si ma consommation en alcool est encore plus modérée que celle de Tetsuo. Donc, même si je trempe seulement mes lèvres dans mon verre de saké. Tout ça est bien agréable, mais chaque chose en son temps. Ca va cinq minutes quoi, pour ainsi dire. Vient alors le moment de se dire au revoir, de se saluer, de se retirer, de prendre ses cliques et ses claques sans faire trop de cérémonies. Sans trop s’attarder si possible, s’il vous plait. Oui, c’est ça, à bientôt. Même si le père de Tetsuo n’avait pas pris l’initiative, mon Dieu aurait pris congé, mais au moins, cette situation a-t-elle révélé de façon flagrante son rôle de chef de famille, qui lui va si bien. Je salue tout le monde d’un seul et unique mouvement de tête, moi impatiente ? Non. A peine.
Aux cotés de Tetsuo, sous le ciel nocturne, je suis ravie et je souris quand il joue avec mon sommeil supposé pour faire peser sur nos têtes une éventuelle fin de soirée abrupte. Je ressens le vif désir d’attirer son visage à moi et de lui voler un baiser, mais ce désir est d’autant plus intense qu’il est en même temps refoulé par la décence même. Nous sommes dans un lieu public. Je me contente donc de lui prendre le bras pour le guider hors du temple, vers notre voiture, à la fois luxueuse et sans fausse prétention, puissante et racée comme Tetsuo, si on peut comparer un simple objet à mon Dieu.

"Merci pour cette attention, mais nous le savons tous deux, le sommeil va et vient en fonction des circonstances et des enjeux. Pour ne pas le renforcer par ce trop long trajet, j’ai pris la liberté de réserver une humble suite présidentielle dans le palace populaire le plus proche du temple. Là, mon souffle divin mettra un point d’honneur à ne pas léser le repos sacré de qui nous savons."

Je marque une courte pause avant de résumer ainsi ma pensée :

"J’ai plus sommeil."

Dis-je alors que nous arrivons devant le véhicule puissant, et que je fais face à mon Dieu en lui vouant un regard empli de malice mais aussi de défi. Son visage est alors très près du mien, sans doute pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté et que je perçoive totalement son accord pour ce qu’il doit estimer comme une initiative bienvenue. Sur le moment, j’ai l’impression qu’il va le faire, mais il ouvre la portière et m’invite à me glisser dans l’habitacle, ce que je fais en vouant un regard entendu à Tetsuo. Je me souviens alors plus précisément de cette fois où je m’étais évanouie après que mon Dieu ait prononcé ces mots à la fois inattendus et espérés au creux de mon oreille. Il n’y avait alors nul besoin de vêtements serrés, nul besoin de corset ou de manque d’endurance pour laisser l’esprit s’envoler librement vers les délices insondables de l’inconscience, sachant que le réveil serait magnifié, ce qui fut le cas.

Tiens, je remarque à peine le trajet jusqu’à l’hôtel. Le temps passe alors beaucoup trop vite. Assurément, la première partie de la soirée est fort réussie, mais très peu de chose en comparaison de la nuit même. Comme je le pensais, le sommeil ne se manifeste guère. Comment pourrais-je m’expliquer cette situation, ces moments précieux, chauds et troublants où le temps semble se figer dans un instant d’éternité unique. Ha oui, et au demeurant, c’est chose finalement aisée.

Dieu *_*
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